Lorsqu'on apprît qu'au retour de leur campagne d'Outre-Loire, les Vendéens marchaient sur Angers, les représentants du peuple Esnue de la Vallée et Francastel décidèrent, le 29 novembre 1793, l'évacuation des prisons et le transport immédiat et en masse des détenus. Tous furent entassés le soir même dans la cathédrale, hommes, femmes et enfants.

Le lendemain matin, on sépara les hommes des femmes et les deux convois furent dirigés sur les Ponts-de-Cé, Brissac et Doué, sous la conduite de Gouppil fils, officier municipal d'Angers, et d'Obrumier fils, membre du comité révolutionnaire de cette ville.

Quatre de ces détenus ont laissé des relations de leurs souffrances : M. DU REAU, un prisonnier lavallois, MME DE CASTELNAU et MLLE CAROLINE DE TERVES.

Doué-la-Fontaine caves

D'autres prisonniers, également échappés à la mort, firent, en 1795, des déclarations devant le juge de paix du 2e arrondissement d'Angers, Étienne-Michel Myionnet. Nous allons les reproduire :

MAURILLE CHAPERON, de Chalonnes-sur-Loire, fit le 29 avril 1795, la déposition suivante :

"Ayant été volontaire dans le bataillon des Pères de famille et étant resté parmi les brigands (Vendéens) à l'une des évacuations forcées de Chalonnes, on me fit craindre de reparaître devant la municipalité, Métivier et Marsais me disant que Vial (maire) me menaçait fort. Je reparus, mais on me renferma à Chalonnes. - On me transféra à Angers et de là à Doué, avec 24 Chalonnais, tous pris chez eux, savoir : les deux frères Gabiller, Soulard, Duportail, Boiteau, Bastard, mon voisin Barreau, Jubin. La peste enleva beaucoup de monde, mais il y en eut beaucoup de fusillés.

De 1.500 prisonniers, nous ne sommes revenus que 33. La majeure partie a été fusillée. Je ne sais si on les interrogeait, mais ce qui est certain c'est que les chaînes des fusillés étaient nombreuses. - Un jour, je fus témoin d'une chaîne de 200 hommes que Gouppil comptait, parmi lesquels étaient plusieurs enfants d'une douzaine d'années. Claveau-Gastines obtint de Gouppil que ces enfants sortissent de la chaîne, ce qui fut fait (1er décembre 1793 aux Ponts-de-Cé), et ils sortirent au nombre d'une trentaine. - Différentes personnes d'un très grand âge ont été détenues et transférées à Doué : Hérain, Boiteau et Harpin, de Chalonnes, étaient sexagénaires et même septuagénaires.

Lorsque les détenus arrivèrent à Doué, Guillemette, commandant de la place, à l'instant où ils étaient encombrés dans les portes des caves, donnait à l'embouchure d'une porte des coups de sabre de droite et de gauche, coupait têtes, épaules, tellement que son sabre cassa sur un homme, la pointe ayant donné dans le mur. Alors il dit à sa troupe de faire feu. Ses soldats ayant refusé, il prit un fusil et fit neuf à dix décharges : il en tua cinq et en blessa plusieurs, qui moururent la nuit, le lendemain et les jours suivants. Simon, cultivateur à Saint-Laud, peut attester ce fait, ayant été lui-même blessé. Gasnier et Pignol, meuniers de Saint-Laud, peuvent déposer des mêmes faits".


Le 3 mai, FRANÇOIS-ADRIEN GASNIER, dont il vient d'être parlé, comparut à son tour devant le magistrat angevin :

"Deux jours avant le siège d'Angers, tous les prisonniers furent conduits aux Ponts-de-Cé, au nombre de douze à quinze cents, hommes et femmes. Neuf d'entre eux furent guillotinés aux Ponts-de-Cé (1er décembre). Cent-trente-deux furent fusillés à la Roche-d'Érigné (3 décembre). Pendant la marche de la colonne à Doué, tous ceux qui tombaient de lassitude, des vieillards même, étaient aussitôt fusillés. D'autres recevaient des coups de bourrades, parmi lesquels feu Gouppil, curé de Saint-Evroult d'Angers. Je ne sais quel était le militaire conducteur de la troupe, mais je me rappelle bien avoir vu aller et venir Gouppil fils et Obrumier fils, attachés à la Commission Militaire. Le régiment Dauphin, qui nous escortait, s'est constamment refusé à participer aux fusillades.

- Faisant route aux approches de la Roche-d'Érigné, un détachement de hussards qui vinrent nous escorter jusqu'à cet endroit, dépouillaient les détenus de leurs montres, de leurs manteaux et couvertures. Le commandant leur en fit remettre une partie. - Arrivés à Doué, le commandant de la place nous fit entrer dans les caves à coups de sabre, de pointe et d'estoc. Son sabre cassa sur la tête de Simon, qui va déposer après moi. Il blessa ainsi plusieurs personnes. Ayant aussitôt pris un fusil, il tira plusieurs coups sur la foule des entrants, tua deux ou trois personnes dans les caves et en blessa plusieurs, entre autres Bardoul, curé de Brain-sur-l'Authion, qui reçut plusieurs coups de baïonnette, et dont il est probablement mort peu de temps après (10 janvier 1794). - Deux jours après, commencèrent les fusillades, au nombre de 80, 100, 200, etc. (7, 8, 10 et 12 décembre). On les conduisait à la mort sans interrogatoires, et auparavant on les faisait dépouiller de tous leurs effets par un nommé Carmagnole, qui disait les porter ensuite à la Commission Militaire. Le nombre des fusillés est prodigieux."


LOUIS SIMON, cultivateur à Saint-Laud, confirme aussitôt la déposition de Gasnier, puis il ajoute :

"C'est bien moi qui ai été blessé par le commandant de la place de Doué d'un coup de sabre à l'épaule, lorsque des détenus entraient dans les caves ; le sabre cassa sur moi. Une quarantaine de détenus furent transféré à la maison de Foulon à Doué, et on massacra inhumainement ceux qui étaient restés. Ce fait est à la connaissance de tous les habitants de Doué. - Gouppil, curé de Saint-Evroult, est mort à côté de moi (9 décembre), sans convulsion, sans avoir changé de figure et sans aucune plainte".


PASCAL PIGNOL déclare les mêmes faits que les précédents, et ajoute :

"Je suis un de ceux à qui les couvertures ont été prises à la Roche-d'Érigné et non remises. Neuf ou dix détenus attachés à la chaîne furent fusillés le long de la route, parmi lesquels des sexagénaires. Celui qui était à la chaîne à côté de moi, eut un côté de la tête emporté par un coup de sabre du commandant de la place, lorsque nous entrâmes dans les caves de Doué. Ce commandant reprocha à la colonne de lui amener ces scélérats : "Vous eussiez mieux fait de les fusiller, dit-il. Ce commandant engageait la troupe à tirer sur nous ; lui-même, après avoir cassé son sabre, prit un fusil, portait des coups de baïonnette et bien des coups de fusil. - Gouppil, curé de Saint-Evroult, était à la chaîne. Comme il ne pouvait marcher, Gouppil fils, son neveu, le fit mettre en charrette. Cependant le vieillard reçut de temps à autres des coups de bourrade, et il est mort de lassitude et de fatigue, dans les caves de Doué.

- Carmagnolle, qui était un courrier de la troupe et qu'on a employé depuis à la citadelle d'Angers, dit un jour à la femme Hunault de la Chevalerie qu'il allait vider les prisons. Il fit entendre ce qu'il voulait dire par ces mots, et il affirma avoir ordre de tuer ceux qui les remplissaient. En effet, j'ai entendu dire depuis à la femme Hunault de la Chevalerie que plus de 20 personnes restées dans les caves ont été hachées en pièces par Carmagnolle. Ensuite, il fut dans l'église où étaient des détenus de la Mayenne ; il leur fit baiser son sabre tout dégoûtant de sang. Je tiens ce dernier fait de ces mêmes prisonniers, qui doivent être à présent dans leur pays. Carmagnolle a exigé différentes fois des assignats et dépouillé principalement les moribonds. Il les leur arrachait, le pistolet sous la gorge, lorsque ces pauvres détenus voulaient les faire passer à leurs parents ou enfants.

- Un jour, Obrumier fils nous fit tous sortir des caves. Il prit une partie des détenus, les fit lier et garroter, et ordonna de reconduire les autres dans les caves. Un de ceux qu'on reconduisait voulut aller parler à un prisonnier attaché à la chaîne. Alors Obrumier, le regardant, dit aux gendarmes : "Liez celui-là avec les autres. Il aura le temps de leur parler. Il sera fusillé avec eux."


Le même jour, 3 mai 1795, LOUIS BOUQUET, homme de confiance de la famille Avril de Pignerolle, dépose devant Myionnet :

"Je fus arrêté dans la maison de Pignerolle (Saint-Barthélémy) avec feu Avril de Pignerolle et sa fille, par Thierry, un soi-disant commissaire de la Convention et autres. On nous mit tous les trois dans une chambre de la maison. Pendant qu'ils faisaient leurs recherches dans tous les appartements, Avril de Pignerolle les accompagnait. Les scellés n'ont cependant été apposés que plusieurs jours après, quand nous étions en prison. S'en retournant de nous faire arrêter, Thierry fut dire aux membres de la municipalité de Saint-Barthélémy que s'ils avaient le malheur de réclamer un seul individu de la maison Pignerolle, il les ferait guillotiner.

- Emmenés à Angers et incarcérés au Séminaire (rue du Musée), Avril de Pignerolle et moi n'avons pas été interrogés ; mais je crois que la femme Avril de Pignerolle l'a été dans la maison conventuelle de Saint-Aubin. - Nous fûmes conduits aux Ponts-de-Cé. Rendus à Brissac, nous n'avions la plupart pas de pain. Huit ou dix hommes, fatigués d'âge et de lassitude, qui ne pouvaient marcher à la chaîne, à laquelle j'étais attaché un des derniers, ont été fusillés. Les coups de bourrade, les sévices et les mauvais traitements n'étaient pas épargnés.

- Arrivés à Doué, il n'y en eut pas dix d'entre nous exempts de recevoir de la part de Guillemette des coups de sabre, de baïonnette, de crosse de fusil, de coups de fusil, à la faveur du passage étroit de la cave où nous étions précipités les uns à la suite des autres, entraînés par la force et suite de la chaîne de corde dont nous étions enroulés. - A la Roche-d'Érigné, nous avions été pillés par les hussards. En entrant à Doué dans les caves, le peu de paquets que nous avions furent abandonnés, à raison de la réception plus que barbare du commandant de la place, dont la fureur n'eut un terme que par la lassitude, et nos effets furent perdus.

- Notre état et notre position étaient si malsains, et on prenait si peu soin de nous, que plusieurs la nuit de notre arrivée moururent dans les caves, étouffés par la soif et le défaut d'air. Gouppil, curé de Saint-Evroult, fut assommé de coups de bourrade en entrant dans la cave, et ce fut sans doute une des causes de sa mort. - Deux jours après, commencèrent les fusillades. Les hommes victimes étaient pris indistinctement, au nombre de 50, 60, tantôt plus, tantôt moins. - On donna pour concierge aux détenus Carmagnolle, canonnier aux Ponts-de-Cé, qui exerça mille cruautés. Je l'ai vu maltraiter un détenu, qui en a été sur le grabat pendant cinq jours. Il a dépouillé même de son vivant Avril de Pignerolle, mon maître, que je n'ai jamais abandonné, les défunts Morouzière, Drouin et autres de leurs montres, manteaux, assignats. - Depuis notre relaxation, nous avons réclamé nos effets à Gouppil. Il nous a dit que si les ordres de la Commission Militaire avaient été exécutés, nous aurions tous été fusillés".

 


 

MME HUNAULT DE LA CHEVALERIE, née Marie-Geneviève-Jeanne Jouault, dont il a été parlé ci-dessus, vint faire sa déposition le 5 mai 1795 :

"Quand nous fûmes transférées aux Ponts-de-Cé, on arracha les enfants d'entre les mains de leurs mères. J'eus beaucoup de peine à me séparer de ma fille (plus tard Mme de Jousselin), et je ne le fit que dans l'espoir de la voir mise en liberté et parce que je fus menacée d'être fusillée, ainsi qu'en général les autres mères. C'est Gouppil qui fit cette opération (1er décembre).

- Des Ponts-de-Cé à Brissac, j'ai entendu donner l'ordre de fusiller toute la troupe. J'ai vu un jeune homme dont je me rappellerais bien la figure s'il m'était représenté, qui allait de la queue à la tête, disant que tous ceux qui ne pourraient marcher seraient fusillés. Ce dernier ordre fut effectivement exécuté, et peu de temps après j'entendis et les coups des assassins et les cris des victimes.

- Arrivées à Doué vers minuit, nous fûmes reçues de la manière la plus inhumaine par le commandant de la place, qui nous donna de grands coups de plat de sabre. La fille Souchet entre autres, âgée de 66 ans, fut cruellement frappée à la tête. Ces sévices étaient accompagnés des propos les plus injurieux. Je ne sais que par ouï-dire la manière plus que barbare dont les hommes furent reçus.

- J'ai ouï-dire à Bézot dit Carmagnolle, canonnier, concierge des prisons, dans la maison duquel nous fûmes transférées au bout de quinze jours à trois semaines, qu'il allait vider les prisons. Lui ayant demandé ce qu'il voulait dire par là, il me répliqua qu'il avait ordre de massacrer les hommes restés dans les caves. J'ai su, en effet, qu'une quarantaine d'hommes avaient été massacrés dans les caves. Carmagnolle, exécuteur fidèle de ces actes de cruauté, fit cette expédition, et au sortir fut dans l'église de Doué faire baiser son sabre tout sanglant aux habitants de la Mayenne qui y étaient détenus.

- J'ai vu Obrumier fils extraire de prison dans le château de Doué un homme qu'il apprit être de sa connaissance. Il lui demanda son nom, son âge et sa profession, et sans plus de perquisitions et interrogatoire le mit à la chaîne pour être fusillé, et il le fut en effet. - J'ai ouï-dire que trois femmes, dont une jeune personne de 18 ans, furent menées à la fusillade. Un quart d'heure après, un gendarme ayant apporté l'ordre de leur mise en liberté courut après elles, mais déjà elles étaient exécutées. La fille Suchet peut le certifier." Mme Hunault de la Chevalerie avait été transférée à Chartres le 1er mars 1794, et libérée le 11 décembre suivant.


Une dernière déposition faite à René Macé des Bois, directeur du jury d'accusation, le 12 juin 1795, par Pierre Lorrier, cultivateur à Saint-Mathurin, dont la femme avait été fusillée au Champ-des-Martyrs le 1er février 1794 :

"J'étais maire de Saint-Mathurin à l'époque où on y planta l'arbre de la Liberté. Girard-Rethureau, qui se trouva alors dans la commune, armé d'un sabre, chercha à soulever les habitants contre moi, disant que j'étais indigne d'occuper la place de maire, que j'étais un royaliste, un fédéraliste, un aristocrate enfin, que je méritais la mort plutôt que les honneurs du mairat. Il menaça de me frapper de son sabre et se permit contre moi une infinité d'autres invectives.

- Ayant par la suite été mis en arrestation, je fus enfermé au Séminaire d'Angers. Ensuite on me transféra par les Ponts-de-Cé à Doué. Étant arrivée aux Ponts-de-Cé, la Commission Militaire fit dresser la guillotine. Elle tint une séance dans un cabaret. Là on traduisit devant elle onze prisonniers, qui étaient partis avec nous d'Angers. Un instant après, ces mêmes personnes furent retirées du cabaret, et neuf furent suppliciées sur-le-champ (1er décembre). Le lendemain de cette exécution, la Commission fit fusiller 130 personnes vers la Roche-d'Érigné.

Pendant les cinq jours que les prisonniers passèrent aux Ponts-de-Cé, tous les jours la Commission en faisait fusiller. Des Ponts-de-Cé à Doué, les militaires qui nous escortaient fusillèrent plusieurs détenus qui ne pouvaient soutenir la marche, par vieillesse, infirmités ou lassitude.

A notre arrivée à Doué, le général Guillemette ordonna de nous déposer dans une des caves ; mais la porte de cette cave s'étant trouvée fermée, les détenus ne purent entrer aussi rapidement que le commandant de la place se le figurait. Il profita de ce moment pour maltraiter à coups de sabre plusieurs prisonniers ; les soldats se permirent également des coups de bourrade et de baïonnette. Plusieurs détenus furent mis à mort. Guillemette dans ce moment ordonna aux soldats de faire feu sur nous. Enfin, les prisonniers étant entrés dans la cave, où il ne se trouvait pas même de paille pour les recevoir, voulurent se porter vers la porte pour prendre l'air ; on fit feu sur eux, et deux furent tués. Ils restèrent toute la nuit debout dans la cave et ne reçurent le pain que le lendemain.

Plusieurs prisonniers furent extraits de la cave pour être conduits au château de Doué. Pendant les trois semaines de séjour que les prisonniers ont fait à Doué, la Commission Militaire faisait conduire dans un bois voisin ceux qu'elle jugeait à propos. Là elle les faisait fusiller, sans jugement ; un grenadier aux ordres de la Commission faisait l'appel et ensuite ils étaient attachés et conduits au supplice.

- Obrumier fils fit, en ma présence, appeler un homme attaché à la maison de la Tullaye. L'ayant pris par le bras, il lui demanda son nom, son âge et son état. Ce fut le seul interrogatoire que cet homme subit. Aussitôt Obrumier le fit conduire avec cinq autres au bois dont j'ai parlé, où ils furent fusillés. Témoin d'un spectacle si effrayant, je dis à la femme Hunault de la Chevalerie, qui était aussi prisonnière : "Retirons-nous d'ici !"

(Archives du Tribunal criminel de Maine-et-Loire)

L'Anjou Historique - Avril 1926 - vingt-sixième année - p. 105 à 111


 

JULIEN BARRAULT, sabotier, à Chalonnes

Dans la demande de pension de Marie Guillory, veuve de Julien Barrault, on trouve le récit suivant :

Julien Barrault, son mari, convaincu d'avoir porté les armes contre les armées républicaines, a été fusillé avec soixante-dix-huit autres condamnés pour la même cause, sur la commune de Douces, près Doué, le 3 nivôse an deux de la République (23 décembre 1793).

Aussitôt après cette exécution, ladite Marie Guillory, sa veuve, a été emmenée avec quatre enfants et jetée dans les prisons d'Angers. Ses enfants, âgés de 9, 7, 5 et 2 ans, lui ont été arrachés avec la dernière violence, et ont été dispersés chez des fermiers qui les ont élevés et nourris pendant ces temps de trouble, à l'exception du dernier qui est mort de misère.

Ladite veuve Barrault, au sortir de sa prison, est revenue à sa maison où elle n'a trouvé que les murailles, tout ce qu'elle possédait avait été enlevé, se voyant sans aucune ressource, elle s'est vu forcée d'aller servir un Bourgeois d'Angers, pour se procurer du pain à elle et à ses enfants."
(AD49 - 1 M 9/204)