LOUIS MAROILLEAU
Diacre

Talmont-Saint-Hilaire

 

Fils de Louis Maroilleau et de Françoise Couton, Louis est né à Saint-Hilaire-de-Talmont, le 12 novembre 1765, et baptisé le lendemain.

Maroilleau acte naissance

 

Le 6 avril 1793 eut lieu aux Sables-d'Olonne l'exécution de douze vendéens, accusés de rébellion contre le gouvernement de la Terreur.

Parmi eux, était l'abbé Maroilleau, jeune diacre, qui, après la dispersion des élèves du séminaire de Luçon, était venu se réfugier près de son oncle, curé de Saint-Hilaire-de-Talmont.(1)

Écoutons André Collinet nous parler de cette exécution dans ses Mémoires : avril 1793.

"Entre trois et quatre heures du soir, le couteau fatal a tranché la tête à douze rebelles en le même lieu. Le 6 courant un piquet de 200 tant fantassins que cavaliers entouraient le lieu du supplice. Le douzième, qui a subi la sentance, est un jeune diacre d'environ vingt-quatre ans, appelé Maroilleau, de Saint-Hilaire-de-Talmont, neveu de l'ancien curé dudit lieu, à la cure duquel il devait succéder l'an dernier, après sa prêtrise, par droit de résignation. Ce jeune homme, beau et bien fait, a avoué ses torts (?) et est mort avec beaucoup de fermeté. On assure qu'il avait beaucoup d'esprit".

Mais la Terreur ne reconnaissait aucun droit à l'esprit et à la jeunesse ; elle ne connaissait que sa haine et son fanatisme d'impiété, sans aucune compassion pour les parents ou les enfants ...


A. Baraud, prêtre
AD85 - L'Étoile de la Vendée - n° 2245 - Jeudi 30 avril 1908

(1) Dans le nombre de ces douze malheureux mis à mort, se trouvait le nommé Louis Fruchard, âgé de quarante-cinq à cinquante ans, maire de Vairé, né à Olonne au Clouzis. Il avait quitté son épouse et onze enfants, avec plus de cent mille livres de bien, venant lui-même sur un simple mandat d'arrêt et se constituer prisonnier et se croyant innocent.