DAVY DES NAUROIS : Famille de petite bourgeoisie rurale, qui habitait Saint-Christophe-du-Ligneron au XVIIIe siècle, et a produit un lieutenant général de l'armée de Charette, pendant les guerres de Vendée.

COUDRIE

Fils de Laurent David Desnorrois et de demoiselle Charlotte Caillon, Charles-Laurent-Aimé Davy-Desnaurois est né à Coudrie (Vendée), le 10 janvier 1767 et baptisé le lendemain.

acte naissance Charles Davy-Desnorrois

 

M. David des Norois, étant étudiant en médecine à Paris, avait recueilli Charette, dans son domicile, au lendemain de la défense des Tuileries (le 10 août 1792).

Rentré dans son pays, à Saint-Étienne-du-Bois, et enrôlé de force dans la garde nationale, il fut fait prisonnier par les Vendéens, près de Palluau, et conduit dans cette ville le jour même où Charette y pénétrait avec ses cavaliers. Le général vendéen reconnut son sauveur et lui demanda, très surpris, ce qu'il faisait là : "J'attends du plomb", répondit avec philosophie le jeune étudiant. - "Tu n'en recevras pas tant que je serai général", reprit Charette, qui le fit élargir.

Des Norois prit aussitôt du service dans la petite armée de Legé. Charette le nomma son aide de camp et, plus tard, l'adjoignit à Hyacinthe de la Robrie, le major général, avec le titre de major en second, c'est-à-dire de sous-chef d'état-major. (détails de M. le chanoine David des Norois, petit-fils du chef vendéen). [Le Carnet historique & littéraire - 1901/10 (T10) - 1901/12]


Cette belle légende familiale, pieusement rapportée par Bittard des Portes, a été réduite à néant par Gabriel Lepetit.

CHARLES DAVY-DESNAUROIS passa dès le 14 mars à l'insurrection et fut placé à la tête de la compagnie de paroisse de Saint-Étienne de Corcoué qui participa à l'attaque des Sables.

Le 20 avril, Savin demandait à Charette si le sieur Desnauroy père, de la paroisse de Saint-Christophe du Ligneron est dans vos prisons ; je désirerais qu'il ne lui fût pas fait de mal, en reconnaissance des services que me rend son fils qui commande une compagnie de ma troupe ..."

Farouche républicain, LAURENT DAVY-DESNAUROIS fut sans doute libéré par Charette. Quelques temps plus tard, il deviendrait l'un des principaux témoins à charge de Marie-Adélaïde de La Touche Limouzinière, plus connue sous le nom de madame de La Rochefoucaud. (Extrait : Françoise-Athanase Charette de la Contrie, par Lionel Demarcet, 2013)

effets d'un Vendéen

États de services :

LAURENT AIMÉ DAVID DENOROIS Chevalier
48 ans en 1816
Domicilié à Saint-Étienne du bois
Fortune médiocre
3 enfants
Major général
Colonel
Chevalier de Saint-Louis
Blessé d'un coup de feu à la poitrine sorti à l'omoplate qui l'a mis dans un grand danger et dont il souffrira toute sa vie (Legé)
A commencé la guerre en 1793
A, par ses talents et son courage, contribué beaucoup au succès des armées vendéennes
A rendu des services signalés qui l'avaient fait nommer major général.
Pension de 900 fr.

Davy-Desnaurois acte mariage

Le 25 nivôse an V (14 janvier 1797), il épouse, à Saint-Étienne-du-Bois, Françoise-Pélagie de Rossy, née à Dompierre-sur-Yon le 26 novembre 1772, fille de feu Louis Philippe de ROSSY (1), seigneur de Rortheau, et de Françoise BÉNÉTEAU, du Bourg-sous-la-Roche, dont sont issus :

- Olympe-Pélagie, née, à la Poissonnière, le 2 ventôse an VI (20 février 1798)
- Louis-François-Benjamin, né le 21 floréal an IX (11 mai 1801)
- Félix-Joseph, né à Saint-Étienne-du-Bois, le 13 mars 1807

Charles-Laurent-Aimé Davy-Desnaurois est décédé à Nantes, 19 rue du commerce, le 12 novembre 1842.

 


 

(1) LOUIS-PHILIPPE DE ROSSY était né à Dompierre-sur-Yon, le 16 avril 1738, d'abord seigneur des Èves, il épousa à Saint-Florent-des-Bois, le 12 juillet 1762, Marie-Olympe Duval, qui le laissa rapidement veuf avec un fils, Louis-Alexandre, né au Rortheau, en Dompierre-sur-Yon, le 26 septembre 1763.

Malgré les oppositions de sa famille, il se remaria à Dompierre le 9 avril 1771 avec demoiselle Françoise Bénéteau, originaire de l'Île d'Elle.

Il mourût au Rortheau, le 18 décembre 1789.

Rossi acte décès

Sa veuve vint alors habiter la Rochette-l'Étang, dans la commune de Bourg-sous-la-Roche, où elle décéda le 4 ventôse an X, laissant pour enfants :

- Louise-Jeanne, mariée au Bourg-sous-la-Roche, le 6 juillet 1803 à Victor Gillardeau, de Martinet ;

- Françoise-Pélagie, épouse à Saint-Étienne-du-Bois, le 25 nivôse an V, Charles-Laurent-Aimé Davy des Naurois, major général de l'armée de Charette, Chevalier de Saint-Louis ;

- François-Benjamin, décédé sans enfants à la Rochette-l'Étang, le 29 janvier 1843, à l'âge de 69 ans, capitaine d'infanterie, chevalier de Saint-Louis, époux depuis le 28 juillet 1807, de Marie-Rose Espinasseau de la Jolivetière ;

- Louise-Victoire, mariée à Venansault, le 21 ventôse an VI (11 mars 1798), à René Pelletier, chirurgien-major de l'armée de Charette, chevalier de la Légion d'Honneur ; remarié à Émilie Guilbaud, originaire de Beaulieu-sous-la-Roche ;

- Louise-Julie, mariée à Saint-Étienne-du-Bois, le 2 ventôse an IX à Joseph Voyneau, agriculteur, demeurant à la Poissonnière, puis le 17 juillet 1809 à Louis-Florent-Dauphin de Tardy, né à Belleville le 17 mars 1779.

Les descendants de ce deuxième mariage, propriétaires de la Rochette-l'Étang ont joint à leur nom celui des Rossy.

Louis-Alexandre mourut après les guerres de Vendée, lors d'une échauffourée qui eut lieu entre les blancs et les bleus (1802), laissant au moins deux filles :

- Marie-Anne, mariée à Dompierre, le 9 décembre 1812, à Victor-Armand-Charles de Lancreau ;
- Alexandrine-Esprit, mariée à Turbulent-Léonor Brunet de la Grange.

Sa veuve mourût à Nantes le 18 juillet 1817.