PIERRE FRANCOIS DESCHAMPS

 

PIERRE-FRANÇOIS DESCHAMPS, colonel, officier de la Légion-d'Honneur, chevalier de l'ordre militaire de Saint-Louis, fils de René-Pierre-Charles Deschamps, conseiller du roi, maire de Bressuire, et nommé, depuis, président du tribunal civil du premier arrondissement des Deux-Sèvres, [et de demoiselle Renée-Victoire-Geneviève Delavau] naquit à Bressuire, le 13 mars 1771.

 

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Cette famille s'est rendue recommandable dans la robe, dans l'épée et dans la médecine.


Pierre-François Deschamps entra de bonne heure dans la carrière des armes, où il avait un oncle capitaine de cavalerie.


Grenadier en 1789, dans la garde nationale de Bressuire, il fut envoyé à la fédération de Paris.

Il venait d'être nommé sous-lieutenant dans le 1er bataillon des Deux-Sèvres, lorsqu'il reçut son brevet dans le 16e régiment d'infanterie.


Il se distingua le 6 novembre à la journée de Jemmapes, et, le lendemain de cette bataille, Dumouriez lui donna une épée, pour honorer sa bravoure et sa belle conduite. Il fut promu au grade de capitaine.


L'armée du Nord le reçut avec joie dans ses rangs, et le vit toujours au poste d'honneur, depuis 1793 jusqu'en 1799.


Le 19 septembre de cette dernière année, à la glorieuse journée de Bergen, il se trouvait près d'Alkmaer, où les Russes se battirent en désespérés. Le capitaine Deschamps y fut blessé et laissé parmi les morts. Il avait été frappé d'un biscaïen qui lui avait enlevé tous les téguments du bas-ventre.


A peine rétabli, il partit pour l'armée du Rhin, sous le commandement de Moreau. Il se trouva aux batailles d'Engen, de Moeskirch, de Biberac, de Memmingen et de Hohenlinden.


Il passa en Suisse, et servit sous Napoléon en 1806.


Il servit successivement dans le royaume de Naples, en Dalmatie et en Allemagne. Il était à Wagram le 6 juin 1809. Le lendemain de cette célèbre et glorieuse journée pour les Français, Deschamps, à la tête de deux bataillons de son régiment, débusqua d'un village retranché et culbuta les Autrichiens, quatre fois plus nombreux que ses soldats ; il leur enleva une grande quantité de vivres.


Nommé major, il fit une campagne en Espagne, et rentra colonel en France.


Le 10 novembre 1813, un coup de feu lui fractura la jambe sur les hauteurs de Spoletto, en avant de Bayonne.


Décoré de la croix d'officier de la Légion-d'Honneur [24 janvier 1817], il revit ses paisibles foyers, où il fut créé, à la restauration, chevalier de Saint-Louis  [6 juin 1827].


Après vingt-quatre années glorieuses, passées dans le tumulte des camps, Pierre-François Deschamps eut le bonheur de rencontrer dans sa famille une compagne aussi aimable que spirituelle, unissant les grâces et la beauté. Cette vertueuse épouse le rendit père de plusieurs enfans, tous charmans, qui mirent le comble à la félicité domestique de cette union fortunée.


La mort de l'aîné de cette jeune famille vint frapper au coeur de tendres parens. Le père, dont la dernière blessure, reçue à l'armée, n'avait pu se guérir entièrement, succomba à cette double plaie, le 11 décembre 1829 1828. [à l'âge de 57 ans et 9 mois]

 

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Extrait : Histoire de la ville de Niort ... par Hilaire-Alexandre Briquet - Volume 2 - 1832
- Archives nationales - Base Leonore

 

Pierre-François Deschamps a épousé Mademoiselle Marie-Victoire-Adèle Deschamps. De ce mariage naquit une fille, Mlle Marie-Françoise Deschamps.

 

 

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