La famille Fanneau de la Horie, ou de Lahorie, appartenait au XVIIe et XVIIIe siècles à la haute bourgeoisie du Maine.

LA HORIE LA FERTE-MACÉ

Elle joint à son nom celui du domaine de Lahorie qu'elle a possédé dans les environs de la Ferté-Macé, en Normandie.

La famille Fanneau aurait eu pour berceau le village d'Antoigny.

Devise : Souvent fort, courageux toujours.

JAVRON 53

VICTOR-CLAUDE-ALEXANDRE FANNEAU DE LA HORIE naquit à Javron (Mayenne), le 5 janvier 1766, il était fils de Charles-Julien Fanneau de la Horie et de Marie-Jeanne-Renée Le Meunier,  du Bignon.

acte naissance victor Fanneau de la Horie

Doué de bonne heure d'une solide instruction et d'une vaste érudition, il était appelé dans la Révolution, aux grandes places publiques, mais modeste et patriote avant tout, et aussi pour se soustraire à jouer dans la politique un rôle qui lui fut plusieurs fois offert, il préféra se renfermer dans le devoir de défendre son pays contre les attaques de l'étranger. (AD53 - Monographie communale de Javron (-les-Chapelles) - MS80)

De la Horie s'engagea en 1793, lors de la levée de 300.000 hommes ; dès le 1er juillet 1793, il était sous-lieutenant au 37e régiment d'infanterie, remplissant les fonctions d'adjoint à l'état-major général de l'armée du Rhin-et-Moselle. Sa carrière fut brillante et rapide.

Nommé général de division sur le champ de bataille de Hohenlinden par Moreau, dont il était chef d'état-major et qui l'appréciait beaucoup, mais pris en haine par Bonaparte pour avoir exigé du général Leclerc l'obéissance aux ordres donnés, il fut mis à la retraite, avec une solde de 2.500 francs, à trente-sept ans. Il conserva tout naturellement les meilleures relations avec Moreau ; il se trouva impliqué dans le procès de celui-ci et condamné à mort, quoique innocent.

Sept années durant, caché par ses frères d'armes, il put échapper à la police impériale, mais enfin, trahi par Savary, il fut arrêté chez Mme Hugo.

Deux ans après, on le condamna au bannissement sans l'entendre.

[Soupçonné de conspirer, le général de la Horie fut, en 1810, emprisonné à la Force ; il fut délivré en octobre 1812 par le général malet qui le nomma ministre de la police.(Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle ... - 1921 - par Chaix d'Est-Ange)]

C'est alors qu'éclata la deuxième conspiration du général Malet, si habilement machinée que tous les acteurs, sauf Malet et l'abbé Lafon, qui disparut au moment du danger, ne connurent ce dont il s'agissait que lorsqu'ils eurent été arrêtés.

 

Exécution du général Malet 1812

Conduit ensuite à la prison militaire de l'Abbaye avec ses complices inconscients, ils furent jugés le 25 octobre 1812 et, dans une parodie de la justice comme étaient capables d'en donner une les anciens conventionnels qui avaient eu peur, ils furent, pour la plupart, condamnés à être fusillés dans les vingt-quatre heures. On y mit tant de hâte, malgré la demande de plusieurs d'entre eux, on leur refusa les secours du prêtre. Ils tombèrent dignement. (Bulletin de la Commission Historique et Archéologique de la Mayenne - 2ème série - Tome vingtième - 1904)

D'une famille de quinze enfants, Victor était le parrain du poète Victor Hugo qui tenait de lui son prénom.
Un des frères du général de La Horie, Charles-Julien Fanneau de La Horie, né en 1758, fut gouverneur de Cayenne. (Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle ... - 1921 - par Chaix d'Est-Ange)