HENRY BAUDE DE LA VIEUVILLE est fils de Messire Étienne-Auguste Baude, Chevalier, Marquis de la Vieuville & de Château Neuf, Colonel d'Infanterie, ancien Capitaine aux Gardes françoises, Chevalier de l'ordre Roïal & Militaire de St-Louis (exécuté à Rennes le 4 mai 1794), & de Dame Françoise-Joséphine Butler, Marquise de la Vieuville. Il est né à Saint-Malo, le 26 mars 1762.

 

acte naissance Henry Baude

 

Il émigra en 1790 et vint à l'armée des princes en 1792. Il passa en Angleterre, puis revint en France, faire les guerres de Vendée au Tinténiac, en 1794. Puisaye le nomma commandant de la division royale de Dol. En 1795, il fut chargé de s'emparer de Saint-Malo à la tête de 1.200 chouans, afin de favoriser le débarquement de l'expédition de Quiberon, mais il échoua et sa troupe fut dispersée. C'est à ce moment qu'il revit Hoche qui avait été son sergent aux gardes françaises. Il continua la guerre de partisans, sans grand succès et, le 28 mars 1796 (à 34 ans) , il fut tué, les armes à la main,  par une balle républicaine, près du château de la Ballue, dans la forêt de Villecartier. Un monument érigé en cette forêt , appelé "Colonne des Chouans", rappelle ce triste évènement.

colonne des chouans

Colonel de la 9e division de Dol et Saint-Malo, dite Clos-Poulet

Division de Dol-de-Bretagne et Saint-Malo :

Colonel, chef de la division: Henri Baude de La Vieuville († 1796)
Colonel, chef de la division: Mathurin Jean Dufour
Lieutenant-colonel, lieutenant de la division: Pierre-Jean-Baptiste Le Monnier
Chef de bataillon, major de la division: François Samson

 

colonne des chouans 3

 

Mme Buot, descendante de la famille Collin de la Contrie, possède quatre plaques de marbre qui devaient être placées dans la forêt de Villecartier, en Bazouges-la-Pérouse. Par suite du changement de gouvernement la permission de les placer ayant été retirée, ces plaques restèrent en la possession de la famille Collin de la Contrie.


Voici le texte des inscriptions :

A la mémoire de Henri Baude de la Vieuville, lieutenant général, commandeur de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis. Il périt ici pour la défense de l'autel et du trône des Bourbons, le lundi de Pâques 1796. [28 mars 1796]

Non loin d'ici, le même jour et pour la même cause, fut massacré le vicomte [Bernardin] de Sérens, son compagnon d'armes. Plus heureux, ses autres compagnons, MM. Aubert de Trégomain, Collin de la Contrie, Magon de Coëtizac, Basle, Pierre Levier, son fidèle domestique, et nombre d'autres non moins recommandables, échappèrent à la mort.

Élevé par les soins de son frère, M. le comte de la Vieuville, membre de la Chambre des Députés, autorisé par le Roi qui a bien voulu concéder le terrain sur lequel ce monument a été érigé, l'an de grâce 1826.

Reconnaissance aux bons habitants de Bâzouges à cause des soins qu'ils donnèrent pour faire retrouver ses dépouilles mortelles après 28 ans d'oubli. A leur vigilance est confiée la conservation de ce monument.

Sources :
- Bulletin et Mémoires de la Société Archéologique du Département d'Ille-et-Vilaine - Tome LIX - 1933
- Dictionnaire.sensagent.com
- AD35 - État-Civil de Saint-Malo
- L'Hôtel de la Vieuville, rue Saint-Paul - par Lucien Lambeau - 1907