Argenton-Notre-Dame 53

 

Pendant la période révolutionnaire, Argenton fut souvent le théâtre de combats entre les chouans commandés par les frères Coquereau de Daon, et le troisième bataillon des Ardennes commandé par le capitaine Pierre-Antoine Dubois qui était chargé de la défense des paroisses environnantes et faisait dans les bourgs voisins de Daon de fréquentes visites.

 

Argenton Notre Dame

 

L'un des frères Coquereau, Joseph, avait été tué le 29 juin 1795. La guerre continua, les Chouans ayant pour chef Gaullier, dit Grand-Pierre, fils d'un notaire de Morannes (Maine-et-Loire), né en 1766. Louis Coquereau, pour venger son frère, se joignit à Grand-Pierre et plusieurs combats furent livrés pendant l'été de 1795.

Dans les premiers jours du mois de septembre, Gaullier contribua à la destruction du pont de Bouessay (canton de Grez-en-Bouère) pour entraver les communications des Bleus. Après cet exploit, les Chouans se retirent à St-Michel-des-Feins. Surpris par les Bleus, un combat s'engage auprès de la ferme de la Cry, en Argenton, où l'un des chefs chouans, Lezé, dit Sabretout, capitaine de Fromentières, est blessé mortellement.

Une autre rencontre eut lieu à la Fautraise. Les chouans enfermés dans le château, ayant appris que les Bleus de Château-Gontier arrivaient par la route de Consigné, se préparèrent à la résistance, mais ils furent vaincus.

Peu à peu les difficultés s'aplanirent, les idées de paix semblèrent prévaloir et les hostilités furent suspendues (mai 1796). Chacune des compagnies des révoltés rendit ses armes à un lieu désigné d'avance. La division Gaullier déposa les siennes au château de la Fautraise qui lui avait été assigné.

Nous devons rapporter, d'autre part, que Mme Dean de Luigné, née Louise-OLympe Rallier, avait été arrêtée au château de la Bossivière avec des prêtres réfractaires cachés dans le château, et fusillée avec sa fille Madeleine, au champ des Martyrs à Angers en 1794.

On montre encore la cache de la Bossivière dans les combles du grenier à la 3ème fenêtre, côté du midi, la plus éloignée de la route. (Les guerres civiles aux environs de Château-Gontier, par l'abbé Foucher, curé de St-Michel-des-Feins.)

Extrait : Monographie communale - Argenton-Notre-Dame - AD53 - MS 80/23 - p. 18-19

Voir autre article concernant Marin-Pierre Gaullier : http://shenandoahdavis.canalblog.com/archives/2015/02/16/31523586.html