Bressuire

 

Le 23 et 24 septembre eut lieu, à Bressuire (Deux-Sèvres), sous la présidence de M. le chanoine Le Guichaoua, pro-vicaire capitulaire de Poitiers, assisté de M. le chanoine Lefebvre, directeur diocésain des oeuvres, un Congrès régional de presse.


M. l'abbé Merklen, notre rédacteur en chef, représentait la Croix de Paris ; M. le chanoine Godet, la Voix des Deux-Sèvres ; M. Chapelle, le Courrier de Bressuire.


La séance d'études de samedi, réservée aux curés, vicaires, séminaristes, instituteurs et institutrices libres, délégués paroissiaux de l'Union catholiques des hommes du Poitou, déléguées paroissiales de la Ligue féminine d'Action catholique française, propagateurs et propagatrices de la presse catholique, réunit plus de 200 personnes.


Des rapports succincts et précis furent lus sur la diffusion des divers journaux dans les trois cantons de Bressuire, de Cerizay et de Châtillon-sur-Sèvre, et sur la propagande des bons illustrés dans les écoles et les patronages, par M. le chanoine Manceau, curé doyen de Châtillon-sur-Sèvre ; M. l'abbé Dutin, vicaire de Cerizay ; Mme Piard, du Comité de presse de Bressuire ; le directeur de l'école libre de garçons du Pin, et de la directrice de l'école libre de filles de Brétignolles. Le journal Je Sers, du vaillant apôtre, M. l'abbé Bordron, fut aussi mis à l'honneur.


Partout on constata d'heureux développements ; dans le canton de Châtillon-sur-Sèvre, la Croix quotidienne, à elle seule, a la majorité sur tous les autres quotidiens, parisiens ou régionaux, réunis.


Après une introduction très heureuse de M. Bellouin, délégué de la Croix pour les régions de l'Ouest, et une intervention pratique fort exacte de M. le chanoine Godet, M. l'abbé Merklen exposa, dimanche après-midi, devant une salle comble, où étaient représentées presque toutes les paroisses dans trois cantons, la mission de la presse catholique dans la société contemporaine. Dans cette contrée essentiellement favorisée par la vivacité de la foi chrétienne et la ferveur de la pratique religieuse, l'orateur ne pouvait recueillir que les plus chaleureux applaudissement.

Me Sourlac, avocat à la Cour de cassation et au Conseil d'État, ancien président général de l'A.C.J.F., prit ensuite la parole. Il venait pour la première fois à Bressuire ; mais plusieurs fois en se rendant à La Roche ou aux Sables, il avait aperçu du chemin de fer son magnifique clocher. Il salua avec émotion les descendants des glorieux héros de la Vendée militaire, et montra avec éloquence, comment, pour toutes les classes de la société, la presse catholique était le grand remède à la crise contemporaine, qu'il caractérisa surtout par son amour effréné de l'argent, sa recherche du plaisir, son absence de charité et son égoïsme.


Le matin, à la grand'messe solennelle célébrée à l'église paroissiale, avec le concours d'une très belle chorale, par M. le chanoine Godet, M. l'abbé Merklen, devant un magnifique auditoire, avait rappelé les enseignements traditionnels et plus actuels que jamais, de l'Église sur les bonnes et sur les mauvaises lectures.


Le Comité de presse de Bressuire, et en particulier son président, M. Rousselot ; la direction des oeuvres de Poitiers, et M. le chanoine Pouzineau, curé doyen de Bressuire, méritent toutes les félicitations pour la préparation de ces Journées de presse qui ont été parfaitement réussies et porteront des fruits.

La Croix - 54e année - n° 15.522 - Mercredi 27 septembre 1933