YVES LE TYAIS dit LE THIEIS

acte naissance Yves Le Thieis

Fils de Jacques Le Tyais et de Allanette Daniel, du moulin de Kérauffret, né à Bignan (Morbihan),  le 7 avril 1761 ;

Cousin de Pierre Guillemot ;

Séminariste non entré dans les ordres ;

A servi sous les généraux La Bourdonnais-Coetcandec, Silz, Tintignac (sic), Cadoudal et Sol, comme capitaine de Bignan (1794) ;

Lieutenant-colonel en 1795 ;

Colonel en 1800 ;

S'est trouvé aux affaires d'Elven, Locminé, Colpo, Bignan, Muzillac, Camaret, la lande de Poublaye, Lominé (sic) et Pont du Loc (1794-1800), Sainte-Anne, Muzillac et Auray (1815).(Extrait : Compte-rendus, procès-verbaux, mémoires (Association bretonne, Agriculture, Archéologie) - Rennes - 1927)

En 1802, il rejoint Cadoudal en Angleterre. A son retour, il échappera à la trahison de Plaudren. 

On le surnommait "Jupiter" ou "Bras de Fer" ou encore "abbé de Kerauffret".

Par décision royale du 29 octobre 1828, il est inscrit à la dotation royale et militaire de Saint-Louis.

Époux de Mathurine Heysse

Il mourra à 74 ans, le 19 novembre 1835, au château de Beaulieu à Bignan, où il exerçait en qualité de garde forestier. (Mairie de Bignan)


Blessé au poignet et a perdu l'usage du bras ;
Pension de 900 f. (AD85 - Pensions accordées - 1815 - SHD XU 36-21)

 

acte décès Yves Le Thieis

 

BIGNAN Château de Beaulieu

 

 

"... C'était vers le 5 floréal an III (24 avril 1795). Dans la situation où se trouvait la Bretagne, la présence de Boulainvilliers (comte de Boulainvilliers-Croï) était inquiétante et même dangereuse. Le conseil le condamna à l'unanimité, et enjoignit de le tuer partout où il serait rencontré. Les Chouans de Guillemot ne furent arrêtés ni par sa naissance ni par ses titres. Ils cernèrent le village dans lequel il passait la nuit ; ils le surprirent à l'improviste, et au point du jour, ils le conduisirent sur la prairie de Kernicol en Saint-Jean-Brévelay. Son procès était instruit d'avance. "Nous savons tous, lui dit le chef des Royalistes, qui l'attendait au pied d'un chêne, que tu es porteur d'une commission de général ; mais ce que nous savons encore mieux encore mieux, c'est que tu es un traître. Le conseil t'a condamné. Tu vas subir la mort que tu as méritée. Nous t'accordons une demi-heure pour t'y préparer."

Boulainvilliers veut recevoir et donner des explications. Elles ne devaient convaincre personne, et le Thiès, abbé de Kérauffret, s'avança pour offrir au désespoir du comte les secours de la religion. Il se résigna alors, et en face de ses juges, il déposa dans le sein du prêtre les fautes de sa vie. L'abbé de Kérauffret lui administrait la dernière absolution, lorsque le condamné demanda à ne pas mourir sur les terres de Kernicol. On lui fit franchir quelques échaliers ; on lui annonça que le moment était arrivé. Une seconde après il expirait de la mort des traîtres, frappé dans le dos de plusieurs balles. ..." (Histoire de la Vendée Militaire par J. Crétineau-Joly - 5e édition - 1865)