LYS

ANTOINE DUPUY DE LAGE BOISSET n'était pas Vendéen d'origine.

Il était né à Limoges le 2 décembre 1765 et exerçait en Poitou les fonctions de contrôleur des fermes du roi lorsque survint la Révolution.


En août 1792, il se joint au soulèvement que dirigent Baudry d'Asson et Delouche, y exerce les fonctions de capitaine d'infanterie et assiste aux affaires de Châtillon et de Bressuire.


Après la défaite des insurgés, il se cache dans le pays, et reparaît lorsque les Poitevins reprennent les armes.
Il est nommé lieutenant de cavalerie par La Rochejaquelein le 9 avril 1793, date qui me semble prématurée, l'entrée en campagne de Monsieur Henri étant du 12 et le combat des Aubiers du 13. M. d'Elbée l'aurait en outre chargé de faire les fonctions de secrétaire en second de l'armée.


Le 9 juin à Saumur il aurait été nommé capitaine et chargé de l'escorte du prince de Talmont qui l'aurait nommé le 14 août son secrétaire particulier.

Dans la liste des affaires auxquelles il aurait assisté en 1793, il y a un peu de désordre. Il cite Thouars, la Châtaigneraie, les deux combats de Fontenay (5, 13, 16 et 25 mai), puis Coron, Vihiers, Chemillé, Cholet et Argenton, ces trois dernières affaires antérieures à celle de Thouars, puis Saumur (9 juin), Nantes (29 juin), Châtillon (5 juillet), les trois affaires de Luçon (30 juillet, 14 août), Tiffauges (19 septembre), Montaigu (21 septembre), Saint-Fulgent (22 septembre), les Quatre Chemins (5 septembre), Cholet (17 octobre), puis Legeo ou Legé, dont on ne s'explique guère la place en cet endroit, enfin la série des affaires de l'expédition d'outre Loire, Varades, Chateau-Gontier, Laval, Dol, Pontorson, Avranches, Granville, Antrain, Angers, Baugé, Le Mans, où nous retrouvons le même désordre puisque Pontorson et Dol se placent entre Granville et Antrain et que Pontorson est antérieur à Dol.
Dans un autre état de services il ajoute Savenay. Il aurait été blessé à la prise de Saumur et aurait eu un cheval tué à la seconde affaire de Luçon.


En 1794 il aurait combattu à Chantonnay, Cerizay, Jallais, Saint-Aubin, la Chataigneraie, Cholet, Gesté, Montrevault, en 1795 à Chavagnes, Doué, les Aubiers, en 1796 à Somloire, à Argenton, aux Cercueils de Maulévrier, puis aux Quatre-Chemins et à Chalan (lisez Challans). Or cette dernière affaire est incontestablement celle du 6 juin 1794. Gesté qui se présente la septième est du 1er février, Cholet la sixième du 8 février, Argenton la treizième du 26 février, la Chataigneraie, la cinquième, probablement du 12 juillet, Saint-Aubin, la quatrième est probablement du 18 mars, etc. (D'après ses états de services, il aurait eu pour chefs Lescure, d'Elbée, La Rochejaquelein, Stofflet et Cady).


Après la pacification, Dupuy fut élu juge de paix. Mais dénoncé en 1797 comme favorisant les prêtres réfractaires, il fut traduit devant le tribunal d'Airvault. Il eut la chance d'être acquitté et se retira en Limousin.


Il revint en 1799, et nous le retrouvons aux trois combats : les Aubiers, le Puy du Fou et Chambretaud.
La Révolution avait ruiné Dupuy. Il avait possédé 1200 livres de rentes en biens patrimoniaux. Il ne lui restait plus que 200 livres de revenu.


En 1806 il obtint une place de commis aux droits réunis. Quant vint 1815, il reprit les armes, cette fois comme commissaire des guerres à la 2e légion (La Noue) de la division Bernard, armée d'Andigné, et prit part aux affaires du Lude, de Fouletourte, de Pacé et Saint-Denis d'Anjou.

Comptes-rendus, procès-verbaux, mémoires
Association Bretonne - Archéologie - Agriculture
61ème congrès tenu à Guérande
du 14 au 16 juin 1927
Troisième série
1928