RÉAUMUR (85) - ANNÉES 1860 ET 1861

1860

Février - Achat de la nouvelle lampe (prix 90 fr.) au moyen de dons faits par diverses personnes. En ce mois aussi fut donné par Madame Veuve Bernard le nouveau ciboire argent et vermeil, pour remplacer l'ancien qui était trop petit.

Don fait à l'église par Madame Vexiau des deux statues qui ornent le fond du choeur et représentant saint Joseph et saint Charles. (Cette dernière a été déplacée et mise au pilier de la petite porte.

Restauration de la Sainte Table (dons particuliers).

Juin - Don fait au grand autel d'une garniture de chandeliers dorés au vernis, par Madame Vexiau, à l'occasion de la première Communion d'une de ses filles.

Août-Septembre - Reconstruction totale de la sacristie dont les murs tombaient en ruines et qui était devenue tout à fait insuffisante.

 

Réaumur

 

1861

Février - M. Doizé, peintre en polychromie, à Nantes, décore les deux anges adorateurs du grand autel et pose le petit vitrail de la Sainte Vierge. (L'un de ces deux anges ayant été cassé, les deux ont disparu en attendant réparation).

Mars - Décoration de la Crédence du choeur, par Monsieur Doizé. (C'est l'excavation qui se trouve à droite, derrière l'harmonium).

Restauration par le même artiste de la chapelle Sainte-Marie. L'autel, les murs et les statues qui ornent la chapelle ont été ainsi restaurés en grande partie par la famille Audé.

 

Mai - Ce jeudi de la Fête-Dieu 30 mai, Bénédiction de deux nouvelles cloches. Cette cérémonie à laquelle ont bien voulu assister un grand nombre de prêtres des environs et autres personnes invitées à laissé dans la paroisse un impérissable souvenir. La grand'messe a été chantée par M. Gandouin, curé des Essarts. Après la célébration des Saints-Mystères, M. l'abbé de Lespinay, vicaire capitulaire, qui s'était rendu aux désirs exprimés par M. le Curé, et qui avait voulu présider à cette cérémonie, a procédé à la bénédiction des nouvelles cloches, dont il avait fait pour ainsi dire l'histoire dans son remarquable discours.

Des quatre parrains et marraines deux seulement assistaient à la bénédiction : M. Léon Audé, secrétaire général de la Vendée, et Mademoiselle Clotilde Vexiau.

M. Robert Vexiau, volontaire pontifical, et M. de Malartic étaient absents et ne se sont pas fait représenter.

L'opération du montage, dirigée par M. Joseph David de Luçon, ouvrier fort intelligent, a parfaitement réussi. Commencée vers 1 heures de l'après-midi, elle était terminée sur les trois heures et à cinq heures du soir, les trois cloches lancées à toute volée, convoquaient à la bénédiction du Saint-Sacrement et à l'exercice du mois de Marie, la population de la paroisse de Réaumur, toute fière de sa jolie sonnerie.

La fête s'est terminée par un feu de joie, allumé par la marraine Mlle Clotilde Vexiau, et M. l'abbé de Lespinay.
C'est à l'occasion de cette cérémonie qu'ont été donné à l'église la bannière paroissiale représentant d'un côté la Sainte Vierge et de l'autre Saint Pierre, ainsi que la lampe nouvelle, don fait à Réaumur par Mme Veuve Vexiau, de Fontenay-le-Comte.

Cette entreprise (des cloches) à laquelle ont voulu coopérer tous les habitants de la paroisse et la plupart des propriétaires qui possèdent du bien dans Réaumur, a été aussi promptement effectuée qu'heureusement accomplie.

Les cloches, commandées à M. Bollée, fondeur au Mans, au commencement de Février, arrivaient à Réaumur le 7 mai, et le 15 juin suivant, M. Bollée recevait 3.000 fr. sur les 3.167 fr. 45 qui devaient lui revenir pour solder la dépense tout entière.

La petite cloche baptisée sous le nom d'Antonine-Mathilde-Charlotte pèse avec accessoires 361 kilog. et a coûté 1.057 francs. Elle sonne le La dièze.

La grosse, qui porte le nom de Clotilde-Léontine, sonne le Fa dièze, pèse avec accessoires 702 kilog. et a coûté 3.000 francs.

Le 13 novembre à l'occasion de la fête de M. le curé (M. Caurit), les jeunes personnes de la paroisse ont fait don à l'église de deux beaux candélabres à lys et fleurs variées, du prix de 70 francs et exécutés par M. Pierre Hervé, de Nantes.

Le jour de Noël ont été donnés à l'église, les quatre petits chandeliers dorés au vernis et venant de la maison Foëx, de Paris : ils ont coûtés 55 fr. les quatre.

Bulletin paroissial de Réaumur - 1936 - AD85