saint hilaire de mortagne ancienne église

 

LE NOM :

Dans un document des archives de l'Abbaye de la Réau (Vienne), daté de 1281, on lit : "... la terre du Plesseys (Plessis), assis en l paroesse de Saint Hylaire jouste Mortaigne, près de la terre du Teil et de la Cadolère ..." C'est la première mention de la paroisse que nous connaissons.
L'état des "bénéfices" du diocèse de Poitiers dressé par Gautier de Bruges, vers 1300, porte en latin : Sancti Hilarii prope Mauritanium.
Par ailleurs, on trouve :
- Sainct Hillaire sur Sepvre, en 1395,
- Sainct Hylaire sur Seipvre, en 1583,
- Saint Hillayre sur Soipvre, en 1650.
Dans le même document de 1650, on trouve : Saint Hillaire lez Mortaigne.
La préposition "lez" (ou les) signifiant : à côté, près de, s'est maintenue dans quelques noms de lieux, comme Plessis-lez-Tours ...
Dans nos Registres Paroissiaux dont les plus anciens remontent à 1631, les curés successivement écriront :
- Saint Hillaire en Mortagne, en 1631,
- Saint Hillaire près Mortagne, en 1643,
- Saint Hylaire près Mortagne, en 1651,
- Saint Hillaire près Mortagne, en 1677.
Au cours du 18e siècle, apparaît l'écriture actuelle de Saint Hilaire de Mortagne, traits d'union en moins.
C'est donc le nom de son Patron Saint Hilaire qui s'est imposé dès l'origine à notre paroisse. L'indication de Mortagne est venue préciser sa position géographique - mieux que la présence de la Sèvre - et marquer en même temps une certaine dépendance qui a toujours existé entre notre localité et sa ville suzeraine.

 

SAINT HILAIRE DE POITIERS EVEQUE

 

ORIGINES DE LA PAROISSE - JURIDICTIONS DONT ELLE DÉPENDAIT

Faute de documents, la date et les circonstances de la fondation de notre paroisse, ne peuvent être connues. Cependant les données de l'histoire régionale permettent de s'en faire une idée approximative.
St Hilaire, évêque de Poitiers de 353 à 366, fut au lendemain de sa mort l'objet d'un culte fort populaire : de nombreuses églises lui furent dédiées. Il est vraisemblable qu'aux VIe - VIIe siècles, quand s'achevait la conversion de nos campagnes au christianisme, un centre religieux se forma autour d'une chapelle édifiée sous son vocable par les autorités civiles ou religieuses de Mortagne, et desservie par le clergé paroissial de cette ville.
Plus tard, (fin XIe siècle) l'important prieuré St-Pierre fut établi à Mortagne par les seigneurs du lieu, qui y installèrent des religieux bénédictins de Saint-Michel-en-l'Herm, la grande abbaye fondée vers 682, sur un îlot de l'ancien golfe du Poitou, par les moines de St-Philbert de Noirmoutier. On peut présumer qu'un des moines du prieuré fut dès lors chargé du ministère paroissial à St-Hilaire. Cette opinion s'appuie sur le fait certain que la nomination du titulaire (moine ou prêtre séculier) appartint jusqu'à l'extinction de ce monastère, en 1669, à l'abbé de St-Michel. Après cette date, le prêtre desservant St-Hilaire-de-Mortagne fut désigné par l'évêque.

Depuis les origines jusqu'à 1317, St-Hilaire était du diocèse de Poitiers. La paroisse relevait immédiatement du doyenné de St-Laurent-sur-Sèvre. Le Pape Jean XXII, en 1317, sépara une partie du vaste diocèse de Poitiers pour ériger le diocèse de Maillezais dont dépendit le doyenné de St-Laurent et notre paroisse.

Le nouveau diocèse de la Rochelle ayant été créé en 1648, tout le territoire du diocèse de Mailezais lui fut attribué. St-Hilaire releva donc de la Rochelle jusqu'en 1821, date à laquelle l'ancien diocèse de Luçon supprimé au Concordat de 1801, fut rétabli et engloba toutes les paroisses situées dans les limites du département de la Vendée.

Sous l'Ancien Régime, le seigneur de la paroisse de St-Hilaire était le baron de Mortagne. A ce titre, il avait son banc, ses armoiries à l'église, le droit de recevoir le premier l'eau bénite à l'Asperges, et le privilège d'enfeu, c'est-à-dire de sépulture dans l'église.

 

Saint hilaire de mortagne Cassini

 

LE TERRITOIRE PAROISSIAL ET LA PAROISSE RÉLLE

Depuis le Moyen-Âge, les limites paroissiales n'ont pas variées ; ce sont les limites de la commune telles qu'elles existaient avant son union à Mortagne, et qui avaient été précises par expertise et en accord avec les communes voisines, en 1832, au moment où eut lieu la confection du plan cadastral. En effet, de vieux actes des XIIIe, XIVe, XVe siècles, font foi de l'appartenance à St-Hilaire des villages les plus éloignés du bourg : Boishuguet, Ganache, Corniou, la Botonnerie, Gâté, etc ... (ceci dit sans esprit de "clocher" ! ...)
Ces limites fort nettes au S. et au S-O, parce qu'elles suivent le cours de l'Ouin et de la Sèvre, sont d'ailleurs purement conventionnelles et ne sont matérialisées que par des sections de chemins (le plus souvent disparus depuis 1832), ou simplement par des haies de champs.

Jadis, les paroisses rurales étaient des communes civiles et religieuses très individualisées, très jalouses de leur autonomie. Leurs curés spécialement y veillaient. Tous les actes de la vie spirituelle et de la vie civique avaient obligé la paroisse dont le centre était l'église. Là, non seulement on assistait à la messe, on écoutait la Parole de Dieu, on recevait les Sacrements, mais de plus, au prône, étaient lues les ordonnances royales, les arrêtés du Parlement, les avis du sénéchal, ou juge de la seigneurie. Et à l'issue de la grand'messe, se rassemblaient, au son de la cloche, sous la "galerie" (préau) ou "galnée" de l'entrée de l'église - ou à l'ombre du grand ormeau de la place, les notables de la paroisse, pour discuter avec leur syndic (maire) des affaires publiques.

Malgré cette forte unité paroissiale et la position à peu près centrale du bourg, l'usage existait pour les gens plus proches du Puy-St-Bonnet et de St-Laurent, d'en fréquenter les églises, et souvent d'y faire baptiser leurs enfants, comme on peut le constater dans les vieux registres paroissiaux. Mais pour les mariages, la tolérance se faisait plus rare ; pour les sépultures, elle était rarissime. - Par contre, la région de la Verrie située de l'autre côté de la Sèvre fréquentait régulièrement son église : le Guy, la Ménie, les Noirs, Echarpeau, Chagnais, l'Ile, Brehire, etc ... Depuis, le cours de la vie a orienté les familles en fonction de divers centres d'intérêts, l'école en particulier. De plus en plus, la paroisse change de visage : ses limites éclatent, comme pour toute paroisse ; la vie commande ... la paroisse qui était fortement territoriale devient "sociologique" : elle retrouve une autre unité, plus large, plus riche. Le travail en commun des paroisses (tel que le montre des expériences valables : messe du samedi soir, célébrations pénitentielles, retraite à domicile durant le carême, retraite de profession de foi au plan secteur, adaptation d'horaires comme au samedi saint), ce travail en commun correspond à une fidélité à la vie. La paroisse a son rôle et sa valeur, mais elle doit être fidèle à la vie qui, elle, n'est pas contenue dans des limites trop étroites.

 

saint hilaire de mortagne regist parois 1792

 

REGISTRES PAROISSIAUX ET REGISTRES D'ÉTAT-CIVIL

Sous l'Ancien Régime, avant 1792, les curés sont officiers de l'État-civil et les actes des Registres Paroissiaux font foi, tant au civil qu'au religieux. Avant la Révolution donc, Registres Paroissiaux et Registres d'État-Civil sont une seule et même chose.
Mais par la loi du 22 novembre 1792, la Convention retira au Clergé la rédaction des actes de l'État-Civil, pour la confier à la Municipalité (maire ou adjoint) ; et on obligea les curés à déposer à la Maison commune leurs Registres Paroissiaux antérieurs à 1792.
A partir de cette date, sont tenus en Mairie les Registres d'État-Civil portant les actes officiels de Naissances, Mariages et Décès. Tandis que le curé tient les Registres Paroissiaux (ou de Catholicité) contenant les actes privés de Baptêmes, Mariages et Sépultures.

 

BIBLE ET CHAPELET

DESTINÉE DE NOS ANCIENS REGISTRES PAROISSIAUX

Une paroisse "résistante", comme était St-Hilaire à l'époque révolutionnaire, n'allait pas se soumettre aux injonctions de la Convention. Toutes les Archives de la cure furent mises en lieu sûr.
Dans sa Chronique, l'abbé FORT, curé de 1831 à 1873, et qui avait relevé les témoignages des anciens du pays, raconte que plusieurs personnes, pour sauver les titres de la cure et de la "fabrique", enterrèrent secrètement ces documents, ainsi que divers objets du culte. Malheureusement, certaines de ces cachettes ne furent pas retrouvées et les papiers récupérés après plusieurs années, avaient été détruits ou très endommagés par l'humidité. Les Registres Paroissiaux furent retrouvés en partie, mais quelques-uns devenus illisibles. L'abbé FORT les utilisa pour établir la liste des curés de St-Hilaire depuis 1631.
Plus tard, on ne sait par qui, ni à quelle date, ces précieux documents paroissiaux furent déposés à la mairie. Ce ne fut certainement pas par l'abbé FORT qui savait en apprécier la valeur, et qui d'ailleurs, n'était pas toujours en bons termes avec M. le Maire. En tous cas, ces Registres, de conservation difficile dans le local communal, furent transférés au centre des Archives de la Vendée, à la Roche-sur-Yon. On peut penser que ce versement a eu lieu après 1926 ; en effet, un décret du 9 octobre 1926 prescrivait aux Communes le dépôt aux Archives Départementales des exemplaires des Registres Paroissiaux qu'elles détenaient ... Mais ce décret, nous le savons, n'a pas toujours persuadé les municipalités de se défaire de leurs archives.

 

Chambretaud 1515 regist paroiss

 

LES REGISTRES PAROISSIAUX A L'ORIGINE ET AU COURS DES SIÈCLES

Ils furent institués pour constater par écrit les actes essentiels de la vie chrétienne. Avec le Registres des Confirmations et le livre des Âmes, ils ont formé ce qu'on nomme les REGISTRES DE CATHOLICITÉ.
Ils paraissent n'être entrés dans les usages de nos paroisses qu'au XVIe siècles. En effet, les plus anciens registres remontent, pour Chambretaud, à 1515 ; pour Treize-Vents, à 1638 ; pour Évrunes, à 1670. Quant aux autres paroisses du canton, leurs plus anciens Registres ont disparu à la Révolution, et on ne possède que ceux postérieurs à 1736.

L'autorité religieuse, au cours du temps, avait tenté d'imposer la tenue des Registres de Catholicité. Ainsi, en 1406, Henri le Barbu, évêque de Nantes, en fit une obligation pour son clergé ; les synodes d'Angers (1500), de Chartres (1526), etc ... décrétèrent dans le même sens. Le Concile de Trente (1545-1553) exigea les cinq Registres en chaque paroisse. Mais les intrigues des Gallicans, ennemis de Rome, retardèrent l'adoption de ces prescriptions jusqu'au début du XVIIe siècle.

L'administration royale, de son côté, avait besoin d'actes d'état-civil, en particulier pour l'exercice de la justice. En 1539, par une ordonnance, François Ier obligea chaque curé à tenir un Registre des Baptêmes. Puis, d'autres ordonnances, en 1579 et en 1667 s'efforcèrent d'organiser ce service d'État-Civil. Enfin, la règlementation devint complète et sévère en 1736 : le curé en qualité d'officier de l'État-Civil, devait inscrire en double exemplaire les actes de Baptêmes, Mariages et Sépultures ; après chaque année, un exemplaire devait être déposé au greffe de la sénéchaussée dont relevait la paroisse (pour St-Hilaire, c'était Châtillon).

 

DÉTAILS MATÉRIELS POUR CURIEUX

Le papier sur lequel sont écrits les actes était fait à la main dans nos petites papeteries artisanales de la Sèvre. Elles étaient au nombre de 5 aux XVIIe et XVIIIe siècles. La matière première consistait en vieux chiffons de lin ; aussi le produit était fort résistant. Mais parfois on constate que les feuilles sont d'épaisseur inégale et que l'encolage mal réussi laisse l'encre s'étendre comme sur un buvard. De fines stries quadrillent la surface, qui sont des empreintes des fils du tamis utilisé pour recevoir et sécher la pâte. Deux formats principaux : 42 cm/31,5 et 38/24. Chaque feuillet du Registre portait en-tête une vignette, ou timbre : celui de la "Généralité de Poitiers, avec l'indication de la taxe : 2 sols. - On écrivait avec des plumes d'oie ou de dindons, et on séchait avec une poudre de mica dont les paillettes brillantes sont souvent restées collées au papier jauni de ces vieux documents.

 

baptême

LES ACTES DE BAPTÊME AU TEMPS JADIS A SAINT-HILAIRE

Avant la Révolution, à St-Hilaire comme dans les petites paroisses voisines, tous les actes de Baptêmes, Mariages, Sépultures s'inscrivaient sur le même registre, les uns à la suite des autres. Il y a cependant des périodes où on les enregistra séparément. Ainsi pour St-Hilaire, de 1631 à 1659, il y avait trois registres différents.
A la fin de chaque année, le registre était clos, signé par le curé, et comme depuis 1737, il était tenu en double, l'un des exemplaires était envoyé au greffe de la sénéchaussée de Châtillon.


- La formule des actes de Baptêmes

La cérémonie du baptême achevée, alors que l'écho des derniers carillons chantait encore aux vallons qui descendent à la Sèvre, le curé de St-Hilaire, Messire Coudrin, Messire Cornuault ou Messire Payneau, selon l'époque, recevait à la sacristie la famille du nouveau chrétien. Après les félicitations d'usage et de bonnes paroles échangées, le pasteur prenait sa plume d'oie au bec soigneusement taillé, et se mettait en devoir de rédiger l'acte de baptême, tel que celui-ci :
"Le vingt et ung juillet mil six cens soixante et neuf fut baptisé par moy curé de St Hilaire Jacquette fille du légitime mariage de Jacques Maupillé et de Marie Loizeau demeurant à Gastée de cette paroisse Le parein a esté Jacques Loizeau et la mareine Jeanne Loizeau.
J. Cornuault, curé de St Hil."
...
Le libellé de ces actes était toujours court. Souvent il omettait des circonstances intéressantes, par exemple la profession, la résidence des parents, la qualité des parrain et marraine. Le texte présentait des variantes suivant le prêtre qui l'écrivait : les uns s'en tenaient à l'essentiel, les autres se montraient plus soucieux des détails utiles.

Étudions maintenant les circonstances qui faisaient varier la formule ordinaire.

- Baptême à la maison

Trop souvent en ces époques lointaines, à cause du peu de savoir-faire de la sage-femme (matrone) ou par suite d'un accouchement anormal, l'enfant mourait, - et fréquemment aussi la mère, hélas ! - Devant les signes de mort prochaine, on n'hésitait pas à lui administrer immédiatement le baptême : la sage-femme ou une personne d'âge, le grand-père, une tante ... en prenaient l'initiative. C'était chose courante et tout le monde savait les paroles et les gestes à faire.
Si l'enfant survivait, il était porté à l'église pour le complément des cérémonies. L'acte indiquait alors : "baptisé à la maison, en danger de mort, par un tel ..."
Une pittoresque expression que l'on trouve souvent dans les vieux registres des paroisses voisines - mais pas dans ceux de St-Hilaire - disait en ce cas, que l'enfant avait été "baptisé sur la paille".
Le prêtre avait soin de s'assurer si le rite du Sacrement avait été bien fait par ministre improvisé. Parfois la validité était douteuse : paroles modifiées, eau n'ayant pas touché la tête ... Alors le nouveau-né recevait le baptême "sous condition" et mention en était faite dans l'acte.

- Baptême des jumeaux

On disait "gémeaux", au féminin "gémelles", ou bien parfois "bessons" (de bis).
"Le deux juillet 1638 baptême de Louis et de Pierre, gémeaux de Pierre Loyzeau, meunier, et de Catherine Thomas, des Domaines ..."
Les jumeaux, plus fragiles que les autres enfants à leur naissance mouraient tous ou à peu près.

- Parrains et marraines

Dans les registres les plus anciens de Chambretaud et de Treize-Vents, qui sont du XVIe et du début du XVIIe s., de nombreux actes portent l'indication soit de deux parrains et de deux marraines pour une fille. Cet usage très répandu dans nos contrées, fut aboli par une ordonnance épiscopale dans la première moitié du XVIIe siècle.
Les premiers actes de baptême des archives paroissiales de St-Hilaire ne présentent pas cette particularités, car ils ne remontent qu'à 1669.

- Autres circonstances relatives aux baptêmes

La mortalité était si élevée chez les nouveaux-nés qu'il y avait le plus grand risque à courir en différent le baptême. Chez nos aïeux à la foi vive, on ne badinait pas avec le sort d'une âme ; on s'empressait de porter l'enfant à l'église la plus proche ou la plus facile d'accès, le jour même ou le lendemain de la naissance.
Le curé de St-Hilaire qui baptisait un enfant de la Verrie, précisait le nom de cette paroisse dans l'acte dont il envoyait copie à son confrère ...

 

AU CIMETIERE


LES ACTES DE SÉPULTURES

Nous possédons la plupart des actes de sépultures depuis 1643, mais le papier détérioré les rend parfois illisibles.
- Le libellé des anciens actes de sépultures
Il est en général très court et certains détails intéressants : âge, résidence, profession ... ne figurent pas toujours. Chaque prêtre en varie la formule. ...

Quand il s'agit d'un notable de la paroisse, le texte s'allonge :
"Le 17e de may 1656, Dame Claude Le Clerc, dame de la Pellissonnière, fut inhumée en l'église de Mortagne, laquelle mourut en la maison de la Plissonnière, et luy fut administré les sacrements de pénitence et d'Eucharistie par moy vicquaire soussigné et le sacremens d'Extremeonction par Messire Pierre Gourraud aumônier de ladicte maison".
R. Bureau, vic. de St Hillaire
Remarquons les deux écritures différentes : Pellissonnière et Plissonnière. La première est la meilleure.

- Les sépultures à l'église

Ce n'était pas chose extraordinaire. Presque tous les gens d'un certain rang social avaient leur "enfeu" (tombeau) dans leur église paroissiale. Le clergé et le seigneur de la paroisse y avaient droit ; les autres personnes achetaient cet honneur. De 1646 à 1696 (50 ans) on relève dans les registres encore existants 12 inhumations dans l'église. Exemple :
"Le septième de may 1686, par moy curé fut inhumé dans l'église de ce lieu Maître Pierre Rabin, âgé de 43 ans environ, notaire de la baronnie de Mortagne, après avoir reçu les sacrements de l'église. Ont esté présents Me Jean Duval son beau-père de la Chapelle Largeault, Sébastien Duval son beau-frère, M. Pierre Roupillon notaire de Mortagne qui ont signé".
Chousteau, pbre curé de St Hil.

Le Père de Montfort s'élèvera contre cet abus qui ne sera définitivement supprimé que par une ordonnance de Louis XVI, du 15 mai 1776.

- Sépultures au cimetière et sous la "galerie"

L'ancien cimetière occupait la place actuelle qui est devant l'église. On devait le traverser pour accéder au lieu saint. C'est là que nos aïeux, depuis les premiers siècles chrétiens, enterraient leurs morts à l'ombre de la croix et du clocher. Quand ils venaient à l'église, ils avaient coutume de s'agenouiller un instant sur la tombe d'un disparu.
Un décret du 23 prairial an XII, obligea les municipalités à déplacer les cimetières hors des agglomérations, cela pour des raisons d'hygiène. Mais pour St-Hilaire, ce transfert n'eut lieu qu'en 1857, et malgré la vigoureuse opposition du curé d'alors, M. FORT.

- Une "galerie", ou petit préau, était disposée au-dessus de la principale entrée de l'église. Les fidèles s'y abritaient du mauvais temps avant et après les offices, et c'est là que les notables convoqués au son de la cloche, après la messe dominicale, tenaient leur assemblée paroissiale, pour délibérer des affaires publiques.
On enterrait aussi dans le sol de cette "galerie" ; certains actes en témoignent :
"Le 13e juillet 1681, a esté inhumé dans cette gallenée (galerie) le corps de Perrine Le Clercq, âgée de 25 ans ou environ, épouse de François Frogier, en présence de Julien Froger son beau-père."
R. Gaboriau, pbre

- La grande mortalité d'autrefois

Pour la période de 100 ans qui précède la Révolution, on peut établir des moyennes assez précises aussi bien des décès que des naissances. Les taux sont beaucoup plus élevés que de nos jours. On compte pour St-Hilaire 24,33 décès, - et 31,50 naissances en moyenne par an. On sait par ailleurs que la natalité a varié au XVIIIe siècle, dans nos régions, entre 35 et 40 pour 1.000. Un calcul simple nous donne le chiffre de 900 environ pour la population de notre paroisse ; mais il faut défalquer les naissances provenant des villages de la Verrie avoisinant la Sèvre, habités à peu près par 100 personnes. Les gens de ce quartier faisaient ordinairement baptiser leurs enfants à notre église, tandis que pour les sépultures ils allaient obligatoirement à la Verrie. Ainsi on peut évaluer sans trop d'erreur, le nombre des habitants de St-Hilaire à environ 800, avec tendance à diminuer aux approches de la Révolution. Le taux de mortalité est donc de 30,4 pour 1.000. On constate que l'excédent des naissances était assez faible et certainement annulé par les départs vers d'autres localités.
La moyenne de la durée de la vie n'était que de 32,8 ans, alors qu'aujourd'hui elle se situe entre 60 et 70 (1970). C'est qu'il y a eu d'immenses progrès en médecine ...

Jadis, nombre d'adultes succombaient à la variole, ou "petite vérole", ou encore "picote", parce qu'elle laissait sur la peau de ceux qui en guérissaient de petits points noirs, cicatrices des pustules qui caractérisaient cette maladie. Il y avait des hécatombes lors des épidémies : 1742, 40 décès ; 1762, 37 ; 1774, 38 ; 1779, 61. Il s'agissait en 1779 d'une dyssenterie.

Et surtout la mortalité infantile était effrayante. Des statistiques récentes ont établi que pour la période en question, 1/4 des enfants mouraient à la naissance ou avant un an, et plus de la moitié n'atteignaient pas l'âge de 20 ans.

Et cependant des centenaires !

Bien que de nombreux actes, surtout les plus anciens, n'indiquent pas l'âge des défunts, nous avons pu en découvrir deux :
- 15 novembre 1737 - Sépulture, "dans le cimetière de Jean Bourdaizeau décédé d'hier muni de tous les sacremens, aagé de cent trois ans. Ont assisté à la sépulture Laurens Bournizeau, son petitfils, Vincente Bourdaizeau, sa soeur ..."
Rouleau, curé de St Hillaire
C'était une famille de meuniers du village des Domaines.

- 26 décembre 1742 : "fut enterrée dans le cimetière de ce lieu Perrine Roulleau, veuve de René Loizeau demeurant au Domaine, âgée d'environ cent ans. Ont assisté, Jean Coutant, Pierre Loizeau et Pierre Lafuye qui signent".
Chauvière de la Pagerie, desservant.

Puissiez-vous, amis lecteurs, comme ces bons aïeux, doubler allègrement le fameux cap de la centaine ! Et pour cela, allez demeurer aux Domaines où l'on vit centenaire !

mariage vendéen


LES ACTES DE MARIAGES

Il existe aux Archives de la Vendée un cahier de vieux papier jauni, qui porte en-tête : "C'est le pappier des mariages qui ont esté celebrez en leglise parochialle de St Hillaire en Mortagne commençant en lannée mi six cens trente et ung." Y sont inscrits tous les actes de mariages de 1631 à 1668. C'est le plus ancien de nos registres paroissiaux qui ait échappé aux déprédations du temps et des hommes.

Un mariage sous Louis XIII, en 1631

"Je soubsigné curé de St hillaire certifie à tous ceux qu'il apartiendra que le lundy troysiesme jour de mars de lannée mil six cens trente et ung furent par moy conioinctz en mariage Jehan Blanchard veuf de deffuncte Catherine Cadiou de la Garde et Charlotte du Pinardon tous les deux de cette paroisse ayant préalablement receu leur mutuel consentement en leglise parochialle de ce lieu. En présence de Jaque Grolleau, René Rochais du Plessis de cette paroisse de Me Philippe Morin nottayre demeurant à Mortagne et de Jehan Frouin, les jour et an que dessus."
f. Bureau, curé susdit
Pas d'autres signatures. Ce prêtre, François Bureau, qui devait mourir accidentellement en 1651, tué par la chute d'une poulie, alors qu'il visitait le chantier de réparation de l'église, avait la fantaisie de varier la formule des actes qu'il inscrivait, presque à chaque fois. Sans doute n'aimait-il pas les répétitions ! Il aimait aussi être bref et négligeait les détails.

Un mariage de bourgeois, en 1686

Voici un texte où les choses se compliquent un peu :
"Le deux febvrier mil six cent quatre vingt six en conséquence de la dispense des troys bans du futur mariage de Noble Personne Maistre Jasques Trancart Conseiller du Roy en son Conseil du Grenier du Sel de Chollet demeurant à la maison noble de Corgnou de cette paroisse Et de damoiselle Marie Jouault veufve de Me Louys Genouvier aussy Conseiller du Roy et son Grenetier audict Grenier, en datte du dixneufviesme de janvier dernier signée Philippe de la Brosse Vicaire Général et à nous adressée Et ne s'estant trouvé nulle opposition ny empeschemens après avoir pris leurs mutuels consentements nous les avons conjoinsts en mariage par paroles du présent et leur avons donné la bénédiction nuptiale. Ont assisté Messire Alexandre Barjot, abbé de Théligny et prieur commandataire du prieuré St PIerre de Mortagne et ancien Chanoine de la Ste Chapelle de Paris demeurant audict Corgnou, Vénérable Messire Léonor Robin escuyer sieur de la Tremblaye René Peard sieur de ..."
Tous ces témoins signent avec les mariés ; puis le célébrant appose sa signature : Chousteau, curé de St Hillaire.

Le curé de St-Hilaire marie son frère en 1764

"Le sieze octobre mil sept cent soixante et quatre, ie soussigné, après les cérémonies de notre Mère Ste Église observées et sans oppositions à ma connaissance, ay donné la bénédiction nuptialle à Maistre Marc Antoyne Hiacinte Payneau sieur de la Roche fils majeur de Me Gabriel Alexandre Payneau de la Vinsendière nottaire roial et de deffuncte Dame Ianne Angélique Mousnier de la Vinetière, Avecq Demoiselle Marie Magdelaine Bureau fille mineure de Me Claude Bureau Marchand aux Zays de cette paroisse et de deffuncte Dame Marie Bremaud. Ont été présents du côté de l'époux Me Gabriel Alexandre Payneau son père, Mre Mathias Alexandre Hilaire Payneau curé de St Hillaire, Me Pierre Jean Payneau des Marchais, Jean Baptiste Payneau de la Vallière, ses frères, Jacques Payneau et Louis Michaud ses cousins, Et du côté de l'épouse Me Claude Bureau, son père, Armand, Pierre et Auguste Bureau ses frères, Delles Ieanne, Claire et Modeste Bureau, ses soeurs Et plusieurs autres."
Suivent 33 signatures dont plusieurs de femmes. Enfin la dernière : Payneau curé de St Hillaire.

C'est ce prêtre qui sera exilé en Espagne en 1792 et qui mourra sur le chemin du retour, à la Rochelle en 1799. ...

Le mariage et la famille avant la Révolution

Les catégories sociales étaient plus tranchées qu'aujourd'hui. Les nobles et les bourgeois ne s'alliaient qu'entre eux. Sans former de castes aussi nettes, la masse du peuple se partageait en groupes assez étanches : les gens des moulins à papier ou à farine, ceux des métairies importantes, certains artisans, comme les forgerons, les menuisiers, les charpentiers, les maçons ... ne se mariaient ordinairement que dans leur profession. Chacun était assez jaloux des prérogatives de son rang. Le mélange n'avait lieu vraiment que dans la classe des petits texiers, foulons, journaliers, bordiers, domestiques. Cet état de choses heurte notre mentalité moderne plus imprégnée de l'égalité des personnes, mais à bien y réfléchir n'y a-t-il pas aujourd'hui certaines classifications commandées plus ou moins par la conditions sociale, la profession ... ? ... Il y a d'autres lignes de démarcation ...
On se mariait dans sa paroisse dans les deux tiers des cas, ou bien on trouvait son partenaire dans les paroisses voisines : Mortagne, la Verrie, le Puy-Saint-Bonnet, St-Laurent ... car on voyageait très peu. Tout au plus fréquentait-on les foires de Cholet, de Châtillon, des Épesses ...


L'âge du mariage

D'une récente étude sur la démographie de la Vendée de 1750 à 1790, il résulte que l'âge moyen était pour les garçons entre 28 et 30 ans ; pour les filles, entre 23 et 24 ans. La majorité légale était fixée à 25 ans. Dans les familles de type patriarcal les enfants restaient donc longtemps sous la tutelle des parents. La grande pauvreté aussi faisait hésiter à fonder un foyer, tant qu'une situation bien assise n'était pas assurée.
Les familles étaient moins nombreuses qu'on pourrait le penser devant le chiffre élevé des baptêmes. En fait, la moitié des enfants mourraient avant 20 ans.
Signalons encore un aspect social qui a duré presque jusqu'à nous : la communauté familiale. Elle n'existait que chez les meuniers et les laboureurs à boeufs, là où l'exploitation d'un moulin ou d'une terre étendue exigeait de trois à cinq hommes. Deux ou trois ménages vivaient ensemble : fils établis auprès du père, gendres ayant épousé ses filles. Ces ménages passaient un contrat de société pour le partage des charges et des profits. Ces communautés étaient le plus souvent très unies sous l'autorité morale de l'ancien ou du fils aîné lui succédant. A notre époque, elles sont quasiment inexistantes. Sous une autre forme, mais avec des conditions précises où tout est défini, les GAEC sont des communautés de travail et d'intérêt qui misent à fond sur l'association.
Chaque époque a ses formes de vie, de groupements, de communautés qui sont porteuses de richesses humaines, mais aussi de limites.

 

Baptême 3

LES NOMS DE BAPTÊME A SAINT-HILAIRE DE 1600 A 1800


Avec une bonne dose de patience, on peut dresser la liste des prénoms inscrits aux actes de baptême durant deux siècles, de 1600 à 1800. La période contemporaine est laissée délibérément, comme mieux connue. Nous distribuerons ces prénoms par ordre de fréquence. Le lecteur verra que nos aïeux avaient peut-être moins d'imagination que leurs descendants du XXe siècle, mais qu'ils savaient aussi brider leur fantaisie et tenaient à rester fidèles aux Saints du Paradis que les traditions paroissiales et régionales leur offraient pour le parrainage de leurs nouveaux-nés.


Les prénoms au XVIIe siècle

Pendant toute une période, sauf pour les familles de la noblesse, il n'était donné qu'un prénom unique au baptême.
Les Saints les plus en vogue pour nommer les garçons étaient : JEHAN (ou Jean), PIERRE, MATHURIN, RENÉ, FRANÇOIS et JACQUES. Ces 6 noms patronnaient les 4/5 des baptêmes.
Bien loin derrière, venaient : André, Louis, Vincent, Laurent, Martin, Michel, Hilaire ... Quelques isolés faisaient figure d'étrangers : Nicollas, Robert, Toussaint, Légier, Gui, Gilles, Sébastien, Esprit, Henry, Anthoine ...
Peu de changements durant ces cent années : ainsi LOUYS peu à peu se faufile dans le peloton de tête ; d'autre part, les Nicollas, Légier (ou Léger) sont plus fréquents.

Les filles recevaient comme patronnes, surtout : PERRINE, JEHANNE (ou Jeanne), MARIE, FRANÇOISE, MATHURINE, RENÉE.
Plus rarement, elles sont nommée : Catherine, Louyse, Charlotte, Martine, Marguerite ... Quelques appellations dispersées : Anne, Claude, Hilaire, Nicolle, Typhaine, Laurence, Urbanne, Vincende ...
Au cours du siècle, MARIE finit par devenir le nom le plus courant ; RENÉE devance FRANÇOISE ; plus souvent apparaissent JACQUETTE, MICHELLE, LAURENCE, MAGDELAINE.

En somme, il est assez curieux de constater que pour 2.500 à 3.000 baptêmes célébrés dans la paroisse au XVIIe siècle, il a suffi de 40 noms différents pour les garçons et de 34 pour les filles. Et le chiffre total de 74 serait à réduire d'un tiers, du fait que la plupart des prénoms de filles sont les homologues de ceux des garçons.


Les prénoms au XVIIIe siècle

Ils restent les mêmes à peu près jusque vers 1750. Pour les garçons, dans l'ordre, fleurissent à foison les PIERRE, JEAN, FRANÇOIS, LOUIS, JACQUES, MATHURIN, RENÉ.

Dans la seconde moitié du siècle une évolution se produit ; l'ordre de fréquence change : Jacques disparaît presque complètement ; PIERRE rétrograde au 4e rang, après JEAN, LOUIS et FRANÇOIS. Mathurin et René sont en grande baisse de popularité.
Les saints les plus en vogue après les chefs de file sont alors : CLAUDE, CHARLES, JULIEN, RENÉ, MATHURIN, LAURENT, AUGUSTIN, LAURENT, JOSEPH ...
Enfin, ici et là on rencontre des BLAISE, ARMAND, GUILLAUME, EUSTACHE, OGER, THOMAS, ALEXIS, MÉDARD, MARIN ...
Un prénom apparaît, à 3 exemplaires, donné à un garçon : MARIE.

Les filles se nomment alors en majorité : MARIE, JEANNE, PERRINE, FRANÇOISE.
Dès le début du siècle, Mathurine, Jacquette et à un degré moindre, Renée, tombent en défaveur, au profit de MARIE, JEANNE. Plus tard, après 1750, cette évolution s'accentue. Il n'y a plus pour les filles, que deux prénoms vraiment dominants : MARIE et JEANNE.
Suivent, par petits groupes, les Renée, Perrine, Louise, Modeste, Magdelaine, Rose, Margueritte.
Les rares nouveautés sont : Claudine, Claire, Éléonore, Véronique, Victoire, Sophie, Hélène, Adélaïde ...

Il s'est produit au cours du XVIIIe siècle, un abandon partiel de la coutume du prénom unique, surtout chez les filles auxquelles, de plus en plus, on donne deux prénoms, quelquefois trois ; le premier est ordinairement Marie ou Jeanne ; on trouve des quantités de Marie-Anne, Marie-Rose, Marie-Jeanne, Marie-Modeste, Marie-Louise, Marie-Victoire, etc ... et de Jeanne-Marie, Jeanne-Renée, Jeanne-Perrine, etc ...
On vient plus lentement et moins fréquemment aux doubles et triples prénoms pour les garçons, comme Jean-Louis, Jean-François, Jean-Pierre ..., François-Marie, François-Jacques, Esprit-Augustin ...

Tout compte fait, il n'y a pas plus de prénoms utilisés au XVIIIe siècle qu'au XVIIe ; mais l'emploir de deux ou trois prénoms par individu donne l'impression d'une plus grande variété.


Remarques sur le choix des prénoms

- Ce qui paraît avoir le plus contribué au maintien des mêmes noms pendant la longue période de deux siècles précédant la Révolution, c'est l'usage assez généralisé d'imposer à l'enfant le prénom du parrain ou de la marraine. Ceci dans toutes les classes sociales.
En certains cas, on discerne également le souci de conserver tel prénom dans la famille, particulièrement quand il s'agit d'un premier-né.

- Plusieurs féminisations de noms sont curieuses : on trouve : Urbanne (Urbain), Laurence (Laurent), Vincende (Vincent), Légère (Léger) ...

- D'autres noms s'appliquent indifféremment aux garçons et aux filles : Claude, Hilaire, et même Marie. Ce dernier prénom deviendra assez commun au 19e siècle, chez les garçons.

- On peut se demander les motifs du succès des Saints patronnant les enfants de la paroisse.
Pour MARIE, pas de problème : la Reine de tous les Saints a toujours fait l'objet chez nous d'un culte privilégié.

Quant aux Apôtres : PIERRE, JEAN, JACQUES, ANDRÉ, à tout seigneur, tout honneur ! (cependant les Paul où sont-ils ? ...)

Saint RENÉ était très vénéré en Anjou et sa réputation dépassait les frontières de son duché.

On avait eu au Moyen-Âge, et on avait encore une dévotion envers Saint Laurent dont le sanctuaire voisin recevait les pèlerins de chez nous.
Saint SÉBASTIEN (voir statue en bois, église Saint Hilaire) avait sa statue en de nombreuses églises de la région, ainsi que Saint Mathurin. Ce dernier, prêtre vivant au IVe siècle, fut l'apôtre du Gâtinais et devint très populaire au Moyen-Âge, sans doute à cause des religieux Trinitaires, dits "Mathurins" qui s'employaient au rachat des captifs.
LOUIS était le nom des rois de France de cette époque.
FRANÇOIS devait avoir bénéficié de la présence des Franciscains et Capucins qui missionnaient dans la région.
Enfin, le prénom de LÉGER rappelait la présence dans la chapelle du prieuré St-Pierre de Mortagne, du "chef" de St Léger, évêque-martyr des temps mérovingiens (ancien abbé de St-Maixent et évêque d'Autun) ; les bénédictins du prieuré détenaient cette relique depuis les invasions normandes.

En terminant, on peut s'étonner de n'avoir pas rentrer plus souvent le nom d'HILAIRE, saint patron de la Paroisse.

 

saint hilaire de mortagne église

 

Bulletin paroissial de Saint-Hilaire-de-Mortagne - 1970