St Christophe, sous le vocable duquel est placée notre église, était de religion païenne et Chananéenne. Il se converti au christianisme. Il quitte alors son pays pour la Lycie et se met au service de Jésus-Christ pour prêcher sa doctrine.

Beaucoup de miracles accompagnèrent sa prédication. Il était d'une haute stature et possédait une force extraordinaire. Pendant la persécution de Dèce, il fut saisi et emprisonné. Il mourut la tête tranchée en 250. A cause de son nom CHRISTOPHE (= porte-Christ), la légende ajoute beaucoup de détails à l'histoire du Saint Martyr. On invoque surtout St Christophe dans les voyages, et il est le Patron de nombreuses corporations.

 

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L'ÉGLISE


L'ancienne église de SAINT-CHRISTOPHE-DU-LIGNERON fut construite en 1842, grâce aux largesses d'une insigne bienfaitrice, Madame de MAUCLERC DE MARCONNAIS. L'église fut consacrée le 4 septembre 1844.

 

MONTAGE EGLISE

1913 ST CHRISTOPHE DU LIGNERON

1913 ST CHRISTOPHE DU LIGNERON

ARTICLE EGLISE ST CHRISTOPHE DU LIGNERON

 

 

Soixante-dix ans plus tard, le 16 janvier 1913, cette église fut anéantie par un violent cyclone. Seules, avec le Tabernacle au milieu des ruines, renfermant le Maître de la tempête, quatre statues, pieuses reliques du passé, figurent encore dans l'église actuelle : St Christophe, Notre-Dame, St Jean-Baptiste et St Augustin, relégué sous le porche.

 

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Il a fallu reconstruire, et de suite, les plans s'élaborèrent. Mais en août 1914, la Grande Guerre suspendit les travaux et enleva du chantier ouvriers et entrepreneurs ... Pendant cette période, les paroissiens de St Christophe n'eurent pour église qu'un bâtiment en planches, hâtivement construit après la catastrophe dans le jardin du presbytère. Les travaux de reconstruction reprirent alors après la Guerre, et le jour de Pâques, le 1er avril 1923, après moult péripéties dans sa construction, l'église fut ouverte au culte. Elle fut consacrée le 30 août 1934.

st christophe église provisoire


Le clocher abrite six cloches, qui en font l'une des plus belles sonneries de la Vendée. C'est là la richesse du clocher de cette église, car les six cloches furent aussi les rescapées du cyclone. Deux ont été refondues depuis.


De l'extérieur, l'Église apparaît comme une construction de style néo-gothique, sobre, large et un peu lourde. En pénétrant dans le sanctuaire, le visiteur est frappé par la justesse de ses proportions et une harmonie qui donnent à cette église de campagne l'impression d'un immense vaisseau. La masse imposante de l'autel en pierre blanche, surmonté d'une colossale statue de St Christophe, porte un tabernacle gothique à trois pans coupés en saillie. Il est débordé par un retable, dont la ligne se détache sur une draperie bleue peinte sur le pourtour. Du fond de l'église, le regard conquis du visiteur se promène de bas en haut, sans que rien ne choque. Dix colonnes monolithes en granit rose, hautes de 5 mètres et couronnées de chapiteaux variés, soutiennent l'édifice.

 

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Au fond, à gauche, une abside, aux murs décorés d'une fresque de trois anges, abrite les Fonts Baptismaux. En face, un monument au Morts de la guerre de 14-18, reproduit la scène émouvante de la 14e station du Chemin de Croix dans la tranchée, son tombeau, le soldat est enseveli par deux camarades au pied de la croix ...
Le Chemin de Croix lui-même n'a pas que des admirateurs ... mais il en a de sincères ! ...


Au transept, l'oeil est attiré par deux grands vitraux de 20 mètres carrés. Dans l'incomparable coloris, on devine les caractères du grand art du vitrail.


En plus des quatre anciennes statues, on remarque la Table de Communion en fer forgé, représentant les arceaux d'un cloître, avec une suite de grappes de raisin et de feuilles. Elle est due à un ouvrier qui a doté la Place Pigalle à Paris de belles rampes et de riches lanternes.


Les stalles du choeur, en chêne de Hongrie, sont aussi l'oeuvre d'un artiste malheureux, jadis sculpteur à la Cour de Nicolas II.


Dans l'abside de droite, figure un autel venant de la Chapelle du Castel du Verger où il fut sauvé de la destruction, il y a plusieurs années. Dans l'abside de gauche est placé un autel en pierre de Soissons, don de M. Mme BEZOGNARD de la PLANTE, alors résidant au Castel du Verger (Mission de 1924)

 

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Dans le choeur, on admire de plus près la statue gigantesque de St Christophe. Le statuaire qui l'a campée, est aussi l'auteur des autres statues rescapées du cyclone de 1913.

Saint-Christophe

 

MONTAGE STATUES ST CHRISTOPHE

 

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LE CHRIST EN BOIS (XVème siècle)


Fixé au pilier gauche où on le découvre dès l'entrée dans toute sa splendeur, se situe le joyau de cette église : LE CHRIST EN BOIS DU XVème siècle.


Son histoire : c'était en 1926 ... l'Abbé CHAUFFETEAU, alors curé depuis 6 ans, s'affairait un jour à mettre un peu d'ordre dans le grenier du presbytère. Quelle ne fut pas sa surprise de découvrir, au milieu de vieux chiffons, un vieux Christ en bois grandeur nature, déjà rongé par les vers, mais sont l'attitude indiquait nettement l'ancienneté et la valeur.


La beauté de ce Christ, d'une époque ancienne, n'échappa pas à l'Abbé CHAUFFETEAU, qui consulta des experts en la matière, notamment le Docteur THOBY de Nantes, à l'époque conservateur honoraire du Musée Dobrée, qui, dans une de ses études sur les Grands Crucifix du XVème siècle, décrit le Christ de Saint-Christophe-du-Ligneron


Comment ce Christ est-il venu s'échouer dans le grenier du presbytère ? Et depuis combien d'années y était-il enfoui ? Nul ne le sait et aucune archive paroissiale n'en fait mention et ne nous renseigne sur son histoire. On suppose que ce Christ, véritable Trésor d'Art Sacré, échappa aux Révolutions et aux Guerres, et que les curés de l'époque n'avaient pas eu le temps de le mettre à l'abri. Aucun des successeurs ne s'en souciait plus guère par la suite, ignorant tout, sans doute, de sa valeur artistique.


Le 21 octobre 1926, en la Première Fête du Christ-Roi, ce christ soigneusement nettoyé, fut porté triomphalement en procession du presbytère à l'église, par les hommes de la paroisse. Il fut béni et placé face à la chaire. Depuis lors, il figura à plusieurs expositions d'Art Religieux. En Août 1942, le Dr THOBY, de Nantes, qui s'était beaucoup intéressé à ce christ, vint le visiter ...

(Informations trouvées sur place)

 

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MARIE-AIMÉE DE MAUCLERC
Née le 28 janvier 1792
Décédée le 19 juillet 1865

 

 

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Acte décès Marie-Aimée de Mauclerc