L'AIRIERE

HÉBERT (N.) curé.

On ne sait pas plus d'où venait M. Hébert que ce qu'il devint après avoir occupé les fonctions éphémères de grand vicaire de Rodrigue, évêque de la Vendée. Vicaire de Chavagnes en Paillers en 1785-1786, il assistait, le 8 juillet 1787, en qualité de prieur de Sainte-Catherine de l'Airière, à la sépulture de M. Forestier, curé de Chauché.

En 1791, il prêta le serment, et fut choisi par Rodrigue pour l'un de ses vicaires épiscopaux. Il signa pour la première fois ce titre sur le registre des baptêmes de la paroisse de Luçon en juillet 1791. Le 28 du même mois, le directoire du département délibérait sur la sur la question de son traitement :
"Séance du 28 juillet 1791.
Vu l'acte d'installation du sieur Hébert, vicaire ordinaire de la cathédrale de la Vendée, en date du 13 juin dernier,
Le directoire a fixé et réglé son traitement, à compter de la même époque, à la somme de 2000 francs pour être payé suivant la loi, en comprenant néanmoins ce qu'il a touché par avance comme curé de l'Airière depuis le 12 juin jusqu'au 1er juillet suivants".

Il n'y a pas de petites économies.

La carrière vice-épiscopale de M. Hébert n'a point laissé de traces, et le "vicaire de la cathédrale de la Vendée" disparut dans l'orage qui emporta les fonctionnaires du culte et le culte lui-même.

La paroisse de l'Airière desservie pendant ce temps par M. Merland, curé de l'Aiguillon-sur-vie, en résidence à Boulogne, fut supprimée au Concordat et réunie à la Ferrière en septembre 1828.

REVUE DU BAS-POITOU
1902 - 4ème livraison