Louis-Charles-Noël, né le 25 décembre 1773, au château de la Gaucherie-aux-Dames (château, communes du Voide et de Montilliers).

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Il devint élève d'artillerie en 1791, puis, servit en 1793 dans l'armée royale de la Vendée, en qualité d'officier, et remplit successivement les fonctions de commandant de cavalerie, sous M. de Marigny, en 1794 ; et celle de colonel à l'état-major de Stofflet, en 1795.
Il avait épousé, en 1795, au château du Lavoir, Marie Louise HUNAULT de la Chevallerie, décédée en 1867, à l'âge de quatre-vingt sept ans. De cette union, naquirent deux fils et deux filles.

Capture plein écran 19022013 105049Le château du Lavoir, commune de Neuvy, arrondissement de Cholet, fut le quartier-général de Stofflet, en 1795, et ce fut lui qui conduisit à l'autel Mlle de la Chevallerie. Un article du comte Th. de Quatrebarbes, inséré dans la Revue d'Anjou, 1857, t.I, p.378, relate ainsi cet évènement : "Les huit derniers mois de 1795 s'écoulèrent au Lavoir dans une paie profonde ... Le mariage d'un des plus intrépides officiers de Stofflet, le marquis de Jousselin, y amena les plaisirs et les fêtes. Le général avait voulu servir de père à la jeune et gracieuse fiancée, qui, a quinze ans, avait partagé, près de sa mère, tous les périls de la grande expédition d'Outre-Loire. Il se rappelait le courage de Mlle de la Chevallerie, lorsqu'à la bataille de Dol (1793), elle arrêtait par ses reproches les Vendéens qui fuyaient, tandis que la bonne de sa fille saisissait un fusil en criant : "Puisque les hommes nous abandonnent, au feu les Poitevines !"

Pendant les guerres de Vendée, le château des Aulnays, propriété du marquis à Challain-la-Potherie, devint une retraite habituelle des Chouans et fut attaqué et incendié par les Bleus à plusieurs reprises. Le 18 thermidor an II (5 août 1794), les patriotes, commandés par l'adjudant général Decaen, y atteignirent les chouans qui, après un combat, laissèrent vingt morts sur le terrain.

Capture plein écran 19022013 093911A un kilomètre de la métairie du Grand Beauvais, s'élève la futaie de Beauvais, bornée au nord, à quelques mètres de sa limite, par le "Chemin Vert" qui forme la séparation de la Potherie et du Tremblay. Perpendiculairement à cette voie de la futaie, s'enfonce vers Monfouleur, - ancienne seigneurie, - un chemin solitaire, couvert d'ajoncs, et qu'un sanglant souvenir a rendu célèbre dans le pays : c'est le "Chemin de la Tuace". (ou Tuasse)
Au mois d'Avril 1794, (selon le comte René de l'Espéronnière), quatre cents Bleus venant du Tremblay à Challain furent surpris près de la Croix-Couverte (commune de Tremblay) par trois mille Chouans commandés par Ménard, dit Sans-Peur. Les Royalistes dissimulés dans la futaie de Beauvais, laissèrent passer l'avant-garde républicaine, puis tombèrent sur le corps principal, qu'ils taillèrent en pièces ; près de trois cents Bleus restèrent sur le terrain. C'étaient presque tous des Belges, armés de carabines à balle forcée. Ménard, à cheval, tua dix-sept hommes pour sa part. Les Chouans poursuivirent jusqu'à la Menotaie les survivants du bataillon républicain, dont les débris trouvèrent un refuge à Candé.
Depuis ce massacre, le chemin de la Croix-Couverte porte le nom significatif de la Tuace (ou Tuasse).

Capture plein écran 19022013 090752[Photo wikipédia ; Il semble que pour le même récit, nous ayons deux dates différentes, à savoir : Pour le comte René de l'Espéronnière, il s'agit du mois d'avril 1794 ; pour wikipédia (et l'Association Vendée Militaire), il s'agit du 25 mars 1796]

(Pendant les Cent-jours, tous les hommes de Challain reprirent les armes à la voix de leur ancien chef Mathurin Mesnard, dit Sans-Peur ; ils parcoururent le pays jusqu'aux confins de la Loire-Inférieure, vers Belligné, mais ne livrèrent aucun combat et furent licenciés dès le retour de Louis XVIII. Trente-deux voitures de munitions, provenant des approvisionnements amenés par les Anglais à la Roche-Bernard, avaient été conduites jusqu'à Challain et éparpillées dans six caches, dont l'une fut découverte, le 3 septembre 1832, dans le jardin de la Petite-Haie, appartenant à M. Provost, maire de la commune pendant toute la Restauration. On y trouva "deux caissons d'artillerie, de nombreuses dames-Jeannes et quarante barils pleins de poudre, des gargousses, des boîtes à mitraille, une demi-barrique de cartouches à balle, quatorze obus". (Dictionnaire de Maine-et-Loire). Un canon fut aussi retiré du fond de la mare.)


Le marquis de Jousselin fut créé chevalier de Saint-Louis le 7 décembre 1814, et il alla se joindre, en 1815, aux braves qui combattirent dans la Vendée, sous les ordres de M. de la Rochejaquelein. La marquise de la Rochejaquelein, dans ses mémoires (p. 142), le cite "parmi les plus braves officiers de la grande armée Vendéenne, qui commandaient indifféremment aux postes où on les mettait". En 1815, il reçut le brevet de colonel du 1er régiment des grenadiers à cheval de la garde royale et la croix de Saint-Louis. Il fut nommé chevalier de Saint-Ferdinand, après l'expédition d'Espagne, en 1823. Son fils a été gendarme dans la garde royale, et a suivi le Roi à Gand.

Le marquis de Jousselin est mort à Angers, le 24 mai 1854.

[Biographie des Hommes Vivants, ou Histoire par ordre alphabétique de la vie publique de tous les hommes qui se sont fait remarquer par leurs actions ou leurs écrits, rédigé par une société de gens de lettres et de savants - Tome 4 - Paris, octobre 1816 - février 1817]
[Challain-la-Potherie - "Histoire de la baronnie de Candé par le Comte René de l'Esperonnière - Angers, Lachèse Imprimeur, 1894]

Capture plein écran 19022013 091651La Gaucherie-aux-Dames
Ancien château et fermes aux limites des Communes du Voide et de Montillers. Avant la Révolution le château se trouvait à Montilliers, mais les seigneurs étaient enterrés dans l'église du Voide. - Ancien fief et seigneurie relevant du Courdray-aux-Roux et du fief du Riou. Il appartenait en 1412 à Philippe de Montsoreau, puis aux XV-XVIe siècle, à la famille Deshommes. En est sieur en 1602 Nicolas de Sainte Cécile époux de Jeanne de Lescalle. La famille de Sainte Cécile posséda le château jusqu'au milieu du XVIIIe siècle ; il passe alors à Louis-Jacques de Jousselin, officier des armées du Roi.
La chapelle dédiée à sainte Emerance était présentée par le seigneur à l'évêque de La Rochelle. D'après la visite pastorale effectuée en 1723 par Mgr de Chamflour, elle était en bon état et fournie du nécessaire, son temporel était estimé à 36 livres, elle était chargée d'une messe par semaine ; le chapelain était alors le curé de Saint-Georges-Châtelaison, Jaunay ; en 1772, le curé de Vernantes, René du Bellière du Tronchet. Le prieur de Montilliers devait 6 pintes de vin et deux gâteaux de froment au seigneur les jours de Pâques et de Noël. Le château, reconstruit en 1854 comprend un triple corps de logis. L'ancien château a été converti en ferme, la propriété qui appartint au XIXe siècle à M. Deschamps de Cholet, puis à M. Hector, est aujourd'hui une exploitation agricole. Les bois s'étendent à la fois sur les communes du Voide et de Montilliers. Il n'en subsiste plus que quelques hectares.
(Dictionnaire historique de Maine-et-Loire)

Capture plein écran 19022013 073600Le Manoir de la Cour des Aulnays
Le manoir, situé sur la commune de Challain-la-Potherie était autrefois une vaste seigneurie avec château entouré de douves, tours, pont-levis et chapelle. Son fief relevait de la châtellenie de Challain à foi et hommage lige. Il en dépendait au XVIe siècle les closeries de la Verrerie, de la Merceraye, de la Guillerie, de la Louettière, de la Roirie et de la Pontrionnaye.
Au XIXe siècle, le manoir devient une métairie appelée la Cour des Aulnays. Il subsiste plusieurs vestiges de son ancienne grandeur : la chapelle, plusieurs parties des douves, de nombreuses dépendances dont le bâtiment d'entrée avec l'ancien pont-levis, une tour et trois échauguettes. Les pierres des anciens bâtiments, détruits à la révolution, servirent à la construction d'un nouveau logis en 1801. Il ne reste alors qu'une partie des anciennes constructions : une tour qui servait aussi de fuie, le porche d'entrée transformé en bâtiment de service et quelques tourelles recouvertes de lierre. Les douves sont desséchées et servent de pâture aux animaux de la ferme. La chapelle est dépouillée de ses ornements et transformée en grange à foin.
Une légende s'attache à l'étang des Aulnays : on raconte que le jour de la Saint-Jean, au lever du soleil, un lys d'or émerge du milieu de la nappe d'eau et replonge à l'instant où le disque apparaît tout entier au-dessus de l'horizon.
L'édifice est inscrit au titre des monuments historiques le 18 septembre 1989.
(Wikipédia)

 

Capture plein écran 19022013 094203de JOUSSELIN : D'azur à la bande de gueules accompagnée en chef d'un lion passant d'or et en pointe de deux fleurs de lis de même.