P1190138

Monteclesiacus, XIe siècle
Sanctus Hilarus de Monteglisiaco, XIe siècle
Monteglis, curtis Montisglisci, 1040 - 1060
De montibus Ecclesiarum, 1550
La forme moderne paraît attestée dès le XIIIe siècle : Montiglez, Montillés.

En dépendent les hameaux de La Gasnerie, les Roches, le Puy-aux-Moines, le Grand et le Petit-Seneil, la Taunière, le château de Tirepoil.

Capture plein écran 16022013 214206
Population
1689, 185 feux
1720, 180 feux
1726, 815 hab.
1790, 1.102 hab.
1801, 601 hab.
1831, 980 hab.
1851, 1.011 hab.
1872, 941 hab.
1891, 954 hab.
1911, 906 hab.
1921, 832 hab.
1936, 838 hab.
1946, 843 hab.
1954, 852 hab.
1968, 831 hab.
1975, 840 hab.

Capture plein écran 16022013 214326

Capture plein écran 16022013 214342
Mairie-école et église.

L'église était celle de l'ancien prieuré. Elle avait été incendiée pendant la guerre de Vendée, réparée par les habitants, le choeur réduit à trois travées ; quoique de construction ancienne (XIIe s.) elle était en assez mauvais état.
En février 1903, un ouragan ébranla l'édifice, qui dut être fermé, et le culte transféré dans la salle de patronage. - La mairie, installée d'une façon précaire dans un vieux bâtiment cédé par la fabrique en 1850. En outre l'église était située à l'est du bourg. Après avoir délibéré, reçu des pétitions contradictoires, le conseil municipal décida finalement de reconstruire tout, au centre du bourg. Le cimetière, au contraire, sis dans le bourg, fut abandonné en 1834, aliéné en 1839, et remplacé par un terrain hors du bourg.

Mairie-école de garçons, construite en 1879, sur un terrain acheté 2.100 fr. aux époux Maulion, (Chesneau architecte, Leduc Auguste entrepreneur à Martigné) pour 14.900 fr.
Une nouvelle école (garçons et filles) fut construite en 1907 pour 28.275 fr. L'Etat accorda une subvention de 6.355 fr. (Dussauze, architecte, Boucher entrepreneur). Le terrain avait été cédé à la commune par les consorts Humeau pour 7.275 fr.

P1190076

P1190077


Eglise paroissiale St-Hilaire. Construite au centre du bourg, sur un terrain donné gratuitement à la fabrique, par Mme veuve Bourgeault-Baranger et M. l'abbé Gélineau (1900-1904). Le projet, établi par MM. Lagaury et Libaudière, architectes à Nantes, ne fut pas exécuté entièrement (la flèche ne fut pas construite). La fabrique possédait 17.000 fr. Les souscriptions particulières montèrent à 4.200 fr. Les charrois furent faits gratuitement (estimés à 8.500 fr.) La commune emprunta 10.000 fr. au Crédit Foncier et s'imposa extraordinairement pour 30 ans.
L'église, à nef unique, transept, abside et absidioles, est de style ogival.  On remarque les vitraux dont l'un représente Bertrand de Got, archevêque de Bordeaux, apprenant à Montilliers son élection au trône pontifical (il prit le nom de Clément V), un autre sur la guerre de Vendée.

17fév2013 Montilliers
Hospice, fondé en 1808 dans les bâtiments de l'ancien prieuré, par Mme Huvelin du Vivier. La tour, surmonté d'une flèche en charpente, et le choeur (XIIe s.) de l'ancienne église sont conservés. Fondation par l'abbé Gélineau, curé du Bourg d'Iré, décédé en 1952.

Histoire religieuse
Sigebran de Passavant, qui tenait Montilliers en fief de Foulques Nerra, y installa en 1026 des moines de St-Florent de Saumur. De nombreuses donations furent faites. Un prieuré fut établi. Tombé en commende, les religieux réintègrèrent l'abbaye en 1644. La chapelle St-Nicolas de Cernusson était desservie par un religieux de Montilliers. Vers 1460 seulement elle reçut le statut de paroisse.

Prieurs
Aimeri, XIe s. - Rainaud du Pin, 1137 - Robert de Monteroul, 1301 - Jean de La Haie, 1310,1317 - Thomas Bécault, 1391, 1405 - Jean de Saintes, installé le 5 mars 142. - Eude Girart, 1435 - Pierre de Montplacé, abbé de St-Julien de Tours, 1443, 1480 - François de Montplacé, 1480, 1490 - René Fresneau, abbé de Charroux, résigne en 1497 - René Fresneau, son neveu (âgé de 14 ans) était en même temps aumônier de l'abbaye de Charroux - Louis de Révol, 1628, 1633. Marolles, dans ses Mémoires, p.94, raconte qu'il vint le visiter - René Allain, prêtre bachelier en droit canon, 1641-1664 - François Loisel, docteur en Sorbonne, 1676. - Pierre Loisel, conseiller au Parlement de Paris, 1691 - Pierre Sachet, conseiller au Parlement de Paris, 1725. - Le chevalier d'Oppède, non profès de St-Jean de Jérusalem, chef d'escadre, est dit ancien prieur en 1784.

Le curé était vicaire perpétuel des moines.

Curés
Jean Raimbault, 1438 - Paul Amyl, 1497, 1502 - René Le Cousturier, 1508, 1518. Il était secrétaire de l'abbé J. de Mathefelon. - Pierre Chenu, 1560 - René Baron, 1590 - Jean Froger, 1599, 1635 - François Daudet, 1640, 1657 - Pierre Fournier 1672, mort en 1710 - Jean-Antoine du Tertre de Savonnières, 1710, mort en 1738. Visite pastorale par l'évêque de La Rochelle en 1728 (Mémoires de l'Académie d'Angers, 1905, p. 206) - Laurent Loriot de La Borde, 1738, 1757 - Charles Renault, 1757, mort en 1774 - René-Louis Jousselin, 1774, mort en 1790. - Raison, 1790-1791 (Archives de la paroisse G 2132-2138).

L'abbaye de St-Sulpice-la-Forêt (cant. de Liffré, arr. de Rennes) possédait des rentes à Montilliers.

Féodalité
Le prieur était seigneur châtelain. Il y avait sur la paroisse un fief avec manoir. La prééminence fut maintenue en 1665 au seigneur de Ménil-Aménard, et le droit d'enjeu reconnu aux seigneurs de Tirepoil et de La Gaucherie.

Etat au XVIIIe siècle
La paroisse était du diocèse de La Rochelle (avant 1317 du diocèse de Poitiers) doyenné de Vihiers, la cure à la présentation de l'abbé de St-Florent de Saumur. Elle dépendait de l'élection et subdélégation de Montreuil-Bellay, du grenier à sel de Vihiers, du baillage de Saumur (la partie de la paroisse sur la rive droite du Lys du baillage d'Angers). Elle fit partie en 1788 du district de Montreuil-Bellay.

Révolution
Montilliers fit partie en 1790 du district de Vihiers, du canton de Trémont. En 1791, du canton de Vihiers.

Clergé pendant la Révolution
Le curé Joseph Raison, né à Fontenay-le-comte en 1760, curé en 1790, refusa le serment, fut déporté en Espagne. Il reprit ses fonctions en 1800. Décédé en 1809.
Ambroise Tréton-Dumousseau, né à Montreuil-Bellay en 1767, ordonné par l'évêque constitutionnel, curé de Montilliers en 1792-1793, se maria le 29 janvier 1794. Son mariage fut réhabilité en 1803. Il vivait à Distré, perdit son fils, âgé de 13 ans, et sa femme en septembre 1819. (Perrin de Rouvray, L'Eglise d'Angers pendant la Révolution).

Maires
Gentil fils - Georges Hector fils, 1806 - Louis Soyer, 1824 - Tirot, 1830 - Potin Humeau, 1835 - Comte Georges Hector, 1848 - Jean Guibert, 1861 - Humeau, 1866 - Comte Georges Hector, 1870 - Jacques Baranger, 1888 - Jean de Romans, 1900 - Arthur Besnard, 1908 - Alfred Regoin, 1919 - Louis Grangereau, 1935 - Louis Rampillon des Magnils, 1947 - Louis Beaumont, 1965.

P1190163

P1190167

P1190147
Dictionnaire Historique de Maine-et-Loire
Archives départementales de Maine-et-Loire

Pour d'autres informations sur Montilliers, voir : http://chemins-secrets.eklablog.com/montilliers-a77072957