Capture plein écran 09092012 235217

La Contrie, c'est le château familial des Charette. Il est situé au bourg de Couffé, près d'Ancenis (Loire-Inférieure).

Ce jour-là, on y célébrait le centième anniversaire de la mort d'Athanase de Charette, l'un des plus fameux héros des guerres de Vendée, le généralissime de l'armée catholique et royale, fusillé le 27 mars 1796, à Nantes, sur la place de Viarmes, pour Dieu et son Roi.

Capture plein écran 09092012 235141

C'était le grand-oncle du général de Charette, ancien colonel des Volontaires de l'Ouest, le héros de Loigny.

Le programme de la fête de la Contrie comportait un service funèbre pour le repos de l'âme du héros vendéen et de tous ses compagnons d'armes, son oraison funèbre par Mgr de Cabrières, évêque de Montpellier, puis un de ces banquets comme on n'en voit qu'en Bretagne, et auquel prirent part plus de quatre mille personnes, enfin l'inauguration de la statue du généralissime.

Capture plein écran 08092012 135335

La statue dressée dans le parc de la Contrie représente Athanase de Charette au moment où, debout devant les fusils placés en joue, il découvrait sa poitrine et disait aux soldats républicains, en leur montrant son coeur : "Ajustez bien ! C'est ici qu'il faut frapper un brave !"

La bannière de Loigny était là flottant au vent, portée par M. de Traversay qui, le cinquième, au soir du 2 décembre 1870, après Verthamon, après Fernand de Bouillé, après Jacques de Bouillé, après Cazenove de Pradines, la porta et la sauva, teinte de sang. Je l'ai observée de près, et j'ai parfaitement remarqué que le sang des Zouaves Pontificaux, tombés dans la plaine entre Villepion et Loigny, s'y voit toujours en marques d'un rouge jaunâtre. Je ne dirai pas tachant, mais plutôt glorifiant la soie blanche.

A côté de la bannière de Loigny, du drapeau de Charette de 1870, on avait arboré le drapeau de l'autre Charette de 1793-1796, retrouvé récemment dans un bourg de ce qu'on appelle le "Marais" vendéen. Le drapeau de 1793 est en soie blanche ; il porte aux quatre angles quatre couronnes royales, et au centre un médaillon où on lit ces mots qui formulaient les revendication des héroïques insurgés : Justice. Liberté. Religion. Propriété." La bannière de Loigny est aussi en soie blanche. Elle porte l'image du Sacré-Coeur et ces mots : "Coeur de Jésus, sauvez la France !" Et il me semblait qu'à cent ans de distance, sous des termes divers, ces deux bannières signifiaient et disaient la même chose

Extrait du livre :
L'éducation selon l'Evangile
La culture de la distinction extérieure
Abbé Sylvain Verret