Petit florilège révolutionnaire :

 

 

 

« Un village brûlé terrorise plus que la vue de cent cadavres. Et mieux vaut les deux ! »

 

Général Westermann

 

« […] il n’y aurait moyen de ramener le calme dans ce pays [la Vendée] qu’en en faisant sortir tout ce qui n’est pas coupable ou acharné, en en exterminant le reste et en le repeuplant le plus tôt possible par des républicains »

 

Hentz et Francastel, commissaires de la République, dans leur rapport pour la Convention, le 15 vendémiaire an II. Première formulation du principe d’épuration ethnique dans l’Histoire moderne

 

« La mort d’un patriote est peu de chose quand il s’agit de l’ordre public ! »

 

Général Grignon, qui pose ici le problème des Vendéens républicains, et par la même occasion en donne la solution

 

« […] il avait même fait fusiller des municipalités entières, revêtues de leurs écharpes »

 

Mariteau, maire de Fontenay-le-Comte, à propos des exactions des colonnes républicaines du général Amey

 

« Que doit-on faire des enfants, des femmes, des suspects, des prisonniers ? »

 

Question du général Turreau à la Convention, le 17 janvier 1794

 

« Tue ! Tue ! Extermine les brigands jusqu’au dernier ! »

 

Réponse de la Convention sous la plume de Barère de Vieuzac (« l’Anacréon de la guillotine »)

 

La terreur révolutionnaire et sa mise en œuvre en Vendée

 

Terreur d’état : « Nous porterons la terreur jusqu’où elle peut aller » (Garat).

 

L’homme nouveau : « Nous ferons un cimetière de la France plutôt que de ne pas la régénérer à notre manière » (Carrier)

 

Épuration ethnique : les révolutionnaires donnent volontiers dans la symbolique macabre : ils coupent le sexe des hommes pour s’en faire des boucles d’oreille et font exploser des cartouches dans le vagin des femmes

 

Création, à Noirmoutier, du premier camp d’extermination de l’histoire moderne

 

Premiers essais de gazage de masse : insuccès, dû au gaz employé et à l’absence de confinement adéquat

 

Première utilisation de fours crématoires : Essais peu concluants : il s’agissait de simples fours à pain de villages qui ne firent que quelques centaines de victimes. Plus efficace : l’utilisation des églises comme crématoires de grande capacité (Les-Lucs-sur-Boulogne, 563 villageois carbonisés)

 

Bonne communication : Quand les révolutionnaires ficellent de jeunes garçons et de jeunes filles, nus, par couple, avant de les précipiter dans la Loire (Bourgneuf, Nantes, 3000 noyades), il s’agit simplement de « mariages républicains »… Le terme « brigand » désigne tout Vendéen, insurgé ou républicain.

 

À Clisson, création d’ateliers de tannage de peau humaine - peau dont se vêtissent les officiers républicains – et d’extraction de graisse par carbonisation : les corps des villageois massacrés constituent la matière première.

 

Solution finale : à partir de mai 1793 : pour les Robespierre, Saint-Just, Danton, Barère, Marat, Lazare Carnot, Carrier et autres gentils camarades du Comité de Salut public, le projet à l’ordre du jour n’est plus la simple mise au pas d’une province rebelle ; il s’agit clairement de l’extermination des 815.000 habitants de la Vendée, hommes, femmes, enfants, et la confiscation ou l’anéantissement de leurs biens.

 

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